L’Abécédaire de la Copa America

A comme Argentine

Le pays hôte de cette édition 2011 de la Copa America court après un titre depuis 1993. Pourtant recordman du nombre de victoires dans cette compétition, le pays des gauchos et de la pampa s’est fait damer le pion ces dernières années par le Brésil. Comme d’habitude, c’est une équipe sur-équipée en attaque (Messi, Tevez, Higuain, Aguero…) mais bien plus limitée au milieu et en défense qui tentera de gagner un nouveau titre sur ses terres, spécialité maison puisque sur 8 éditions disputées en Argentine, l’Albiceleste en a remporté 6…

B comme Brésil

La Seleçao est l’équipe en forme de ces dernières années. Avec 4 victoires sur les 5 dernières Copa America, le Brésil est encore un des grands favoris cette année. Emmené par le récent champion d’Italie et meilleur buteur de la dernière édition, Robinho, et par sa starlette Neymar, les Brésiliens vont tenter de réaliser le triplé après les victoires en 2005 et 2007, exploit seulement réalisé par l’Argentine entre 1945 et 1947.

C comme Colombie

La Colombie n’a remporté qu’une seule Copa America. Et ce n’était pas à l’époque de Carlos Valderrrama, Faustino Asprilla ou de feu Andrés Escobar. C’était en 2001, à domicile. Et pour son seul titre, los Cafeteros (ou les Narcos, ça dépend) n’ont pas fait semblant : 6 matchs, 6 victoires, aucun but encaissé. Une performance unique dans l’histoire de la compétition.

D comme Douze

12-0. C’est la plus large victoire de la compétition. Elle a eu lieu en 1942 lors d’un match entre l’Argentine et le pauvre Equateur, avec 5 buts de José Manuel Moreno, un des membres de la légendaire Maquina de River Plate, et 4 buts de Herminio Masantonio. Cela n’empêchera pas les Argentins de se faire taper en finale face à l’Uruguay, un classique de la compétition.

E comme Edinson Cavani

Le nouveau Dieu de Naples, va tenter de justifier son nouveau statut dans une sélection au passé riche en Copa America. Après une saison de feu en Italie (26 buts en championnat), il va tenter avec l’aide de Luis Suarez et Diego Forlan, de se faire une place dans la légende uruguayenne aux côtés des Severino Valera, Héctor Scarone et autres Angel Romano.

F comme Friedenreich

Arthur de son prénom. Ce joueur Brésilien, véritable précurseur d’immigration allemande en pays carioca, phénomène qui connaîtra un pic au milieu des années 40, fut le seul buteur de la finale 1919 donnant le premier titre au Brésil en Copa America. Ce bon vieux Arthur, une des premières légendes du foot brésilien termina également meilleur buteur de la compétition avec 4 buts.

G comme Gabriel Batistuta

Ah Batigoal ! Ses cheveux longs, sa Fiorentina et ses grosses frappes ! C’est lui a donné à l’Argentine son dernier titre en 1993, d’un doublé en finale face au Mexique. Le bilan du véritable meilleur attaquant de l’histoire du foot argentin en Copa America c’est 2 titres, 2 fois meilleur buteur de la compétition et 13 buts marqués en 3 éditions. Un grand.

H comme Higuita

Le gardien cocaïné, proche de Pablo Escobar, inventeur du coup du scorpion, avait également dans sa panoplie de gardien taré la casquette buteur. Parmi les 8 buts qu’il a marqué en 68 sélections avec la Colombie, il y en a eu un lors de la Copa America 1989, sur penalty face au Venezuela. C’était à la 36ème minute et le score était toujours de 0-0. Un fou.

I comme Indépendance

La première édition de la Copa America, qui s’appelait à l’époque Championnat sud-américain des Nations, se déroula en 1916 en Argentine, pour fêter les 100 ans de son indépendance. A l’époque, seules 4 équipes participèrent au plus vieux tournoi international du monde (la coupe du monde verra le jour en 1930). L’Uruguay se chargea de gâcher la fête en battant le pays hôte en finale devant 17 000 spectateurs. Le début d’une longue rivalité entre ces deux pays.

J comme José Luis Chilavert

Dans la série gardiens fou furieux sud-américains, après Higuita, voici Chilavert. L’ancien gardien de Strasbourg aimait également marquer des buts. Tout comme son acolyte Colombien, la gros Paraguayen marqua un de ses 8 buts en sélection lors de la Copa America 1997 sur penalty, face à l’Argentine. Encore plus couillu que René le frisé, c’était à la 90ème minute alors que le Paraguay était mené 1-0.

K comme Kirchner

Depuis 2003, la famille Kirchner squatte le fauteuil de la présidence argentine. Après le mari, Nestor, c’est la femme, Cristina Fernandez, qui est désormais à la tête du pays hôte de cette Copa America, dans une sorte de remake du couple Peron. Voilà pour le côté géopolitique. Don’t cry for me Argentina…

L comme La Paz

Les Boliviens sont des grands malins. Lors des deux Copa America organisées chez eux, l’équipe bolivienne atteignit les deux fois la finale, à chaque fois contre le Brésil, l’emportant même en 1963. La raison ? Des conditions climatiques très particulières avec des stades le plus souvent situés à plus de 2 000 m d’altitude, avec pour point culminant La Paz à 3 650 m. L’Uruguay, pourtant tenant du titre, refusa de participer à l’édition 1963, jugeant la compétition inéquitable. Et ils n’avaient pas complètement tort.

M comme Messi

Lionel Messi a marqué 53 buts cette saison. Il a déjà remporté 5 championnats d’Espagne et 3 Ligue des Champions avec Barcelone. Le tout a 23 ans. Mais avec l’Argentine, c’est beaucoup plus compliqué. Avec seulement 16 buts en 55 sélections et aucun titre, le double Ballon d’Or souffre de la comparaison avec El Pube de Oro, en particulier dans son pays natal. Cette Copa America jouée à domicile est donc l’occasion rêvée pour l’Argentin d’enfin connaître le succès avec l’Albiceleste. Au risque de voir les regards à nouveau se tourner vers l’Espagne et vers les peut-être deux véritables meilleurs joueurs du monde Xavi et Iniesta…

N comme Ninguno

Ninguno titulo. Les deux légendes, Pelé et Maradona, n’ont jamais remporté la Copa America. Même en l’ayant disputé avec un statut de champion du monde, ils ne sont jamais parvenus à ajouter ce trophée à leur palmarès. Ils peuvent donc bien se chamailler pour savoir qui est le plus grand joueur de l’histoire, leur nom ne sera jamais inscrit sur la liste des vainqueurs.

O comme (H)Onduras

Le Honduras ne participa qu’à une seule édition de la Copa America, en 2001. Et ce minuscule pays d’Amérique Central parvint à terminer 3ème de la compétition en se payant le luxe d’éliminer le Brésil en quart de finale, la seule défaite des Auriverde sur les 5 dernières éditions. Étrangement, ils n’ont jamais été réinvités.

P comme Palermo

En 1999, Martin Palermo réalisa une performance unique dans la compétition, parfaitement absurde pour un attaquant détenant le record de buts marqués dans l’histoire d’un des deux clubs argentins les plus populaires, Boca Junior. El Loco manqua trois penalty dans le même match face à la Colombie, qui plus est suite à trois fautes qu’il avait lui-même provoqué. Cet acte quasiment surréaliste fut réalisé en esthète avec la polyvalence digne des plus grands attaquants : un penalty sur la transversal à la 5ème minute, un non-cadré à la 76ème et un arrêté par le gardien dans les arrêts de jeu. Résultat final : 3-0 pour la Colombie. VDM.

Q comme Quatorze

Le nombre de Copa America remportées par l’Uruguay et l’Argentine. Les deux pays voisins, vrais rivaux historiques de la compétition, se présentent cette année avec de vrais arguments pour devenir seul détenteur du record. A moins que le Brésil ne passe par là…

R comme Romario

5 ans avant la coupe du Monde 1994 qui révélera au monde entier le duo Bebeto-Romario, c’est en Copa America que la doublette se fit connaître. Et c’est à Romario que revint l’honneur de marquer le seul but de la finale 1989, devant près de 170 000 spectateurs au Maracana, offrant ainsi au Brésil sa première Copa America en 40 ans ! L’ami Bebeto finit lui meilleur buteur de la compétition avec 6 réalisations.

S comme Six

L’Uruguayen Angel Romano et l’Argentin Guillermo Stabile partagent le record du nombre de victoires en Copa America. Le premier en tant que joueur entre 1916 et 1926, le second comme sélectionneur entre 1941 et 1957. Avant sa fructueuse carrière sur le banc, l’Argentin avait déjà inscrit son nom dans les livres d’histoire lorsqu’il était joueur en finissant meilleur buteur de la toute première coupe de Monde en 1930.

T comme Tsunami

Depuis 1993, la CONMEBOL invite un pays hors d’Amérique du Sud à participer à la compétition. Cette année, le Japon était sensé disputer la deuxième Copa America de son histoire après celle de 1999. Mais un tsunami, des tremblements de terre et une catastrophe nucléaire plus tard et les nippons restaient chez eux. L’Espagne, un temps pressenti pour prendre la place, a finalement décliné l’invitation, l’Euro et la Coupe du Monde leur suffisant. C’est finalement le Costa Rica, pays plus connu pour son chocolat et son café que par son équipe de foot, qui a hérité de la place.

U comme Urne

En 1947, la fédération Argentine organisa un vote pour savoir quels attaquants devaient participer à la Copa America. Une initiative originale qui porta ses fruits puisque l’Argentine remporta cette année-là la compétition avec deux joueurs terminant deuxième au classement des buteurs avec 6 réalisations chacun : le légendaire Alfredo di Stefano et Norberto Mendéz. Une idée pour Laurent Blanc ?

V comme Valderrama

L’une des chevelures les plus connues de l’histoire du foot ne remporta jamais la Copa America. Le double meilleur joueur sud-américain (en 1987 et 1993) se fit éliminer trois fois aux portes de la finale entre 1987 et 1995 par le Chili, l’Argentine et l’Uruguay. Pour se consoler, ce bon vieux Carlos, dont l’héritage capillaire semble partagé entre les défenseurs Puyol et David Luiz, gagna à chaque fois la petite finale le faisant accéder à la 3ème marche du podium.  Maigre consolation.

W comme Wagner Lopes

Cet attaquant brésilien marqua deux buts lors de la Copa America 1999. Pas de quoi avoir une place dans ce brillant article. Sauf qu’il jouait pour le Japon. Cette improbable naturalisation lui permit également de participer à la coupe du Monde 98 en France. Pas si con.

X comme Xena

Xena, la guerrière est une série d’aventures qui mêle histoire et mythologie et se déroule essentiellement dans la Grèce antique, mais qui s’autorise de multiples permission à l’égard de la localisation temporelle. Les protagonistes voyagent aussi bien dans des lieux comme la Scandinavie, la Chine, l’Inde ou l’Égypte (copyright Wikipédia). Oui, c’est un peu galère de terminer cet abécédaire…

Y comme Youpi

En cette année sans coupe du Monde ni Euro, la Copa America va nous permettre de voir du foot en attendant la reprise et de ne pas se contenter des rumeurs footmercatesques pendant 1 mois. Gracias.

Z comme Zizinho

Cet attaquant Brésilien partage avec l’Argentin Norberto Mendez le record du nombre de buts marqués en Copa America avec 17 réalisations. N’ayant remporté qu’un seul titre en 1949 (contre 3 pour l’Argentin), il a en revanche l’avantage d’avoir un surnom lui assurant une écho certaine. Au moins France…

Sir Guy

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6 réflexions au sujet de « L’Abécédaire de la Copa America »

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