OM: Fabrice Apruzesse will never walk alone

apruzesse OM Guy Truite onze type photoDimanche dernier j’assiste impuissant à ce Bordeaux-OM qui, après l’ouverture du score girondine, devait nous entraîner jusqu’au bout de l’ennui. Il reste une vingtaine de minutes à jouer lorsque, le vin blanc aidant, j’abandonne mes invités afin d’aller uriner pour la énième fois. A peine la vidange commence que j’entends mes amis rire aux éclats. Le responsable : Fabrice Apruzesse. Du côté de l’oiseau bleu, cet illustre inconnu, chauffeur livreur de son état, ne tarda pas à être la cible de railleries, moqueries, quolibets et pieds paquets. Ces derniers se posant comme potentiels responsables de son indéniable surpoids. Cette apparition totalement inattendu est pour moi l’occasion d’établir un « onze type » des Olympiens qui ont porté le maillot blanc en match officiel durant une poignée de minutes et qu’on a pour la plupart plus jamais revu avec les pros.

GARDIEN

Thomas Videau : Il a à peine 20 ans lorsqu’il est appelé par Marc Bourrier pour aller jouer un match de championnat à Lille (octobre 1993). L’OM s’impose 2-1 et Thomas a bien tenu la baraque malgré ses 1,75 mètres. Quasiment la même taille qu’un certain Jérémie Janot mais une carrière pro diamétralement opposée. Après cette mise en lumière et des rencontres en réserve, Il s’arrête dans des villes Le Péno-maigretistes (Vitrolles et Marignane) avant de terminer du côté de Gardanne.

DEFENSEURS

Lamine Diatta : Cet athlétique Sénégalais n’a lui jamais porté la tunique Olympienne. En juillet 1999, Courbis va le chercher du côté de Toulouse avant de le revendre quelques jours après à Rennes. Je préfère ne pas chercher à comprendre quelle magouille s’est tramée. Dans la foulée Roland recrute  l’Argentin Edouardo Berizzo, ambassadeur du gel effet mouillé qui a apparemment vu beaucoup d’hommes s’aimer profondément dans les vestiaires de notre championnat.

Richard Martini : Il dispute 5 rencontres lors de la saison 99/2000 dont 2 de Ligue des Champions. C’est plus que la plupart de ses coéquipiers du jour mais contrairement à Apruzesse, Richard a vécu un baptême du feu en D1 dont rêve tout footballeur phocéen. Jouer et gagner au Vélodrome face au PSG. En février 2000 il est titulaire en défense centrale aux côtés de son pote Pancho Abardonado qui marque ce jour là le 3eme des 4 buts marseillais (4-1). Richard n’a pas complètement sombré ensuite. Une saison en D2 chez le voisin martégal puis Lorient, où il remporte la Coupe de France, toujours avec Pancho mais aussi Rémi Gaillard, d’après la photo officielle d’après match. Il effectuera la majeure partie de sa carrière en D2.

Stefano Torrisi : Cet Italien pose ses valises à Marseille en janvier 2002. Ce désormais ex-parmesan est annoncé comme le joueur qui va rassurer et faire progresser l’arrière garde olympienne. Il débute du côté de la Beaujoire et marque à jamais de son empreinte ce match comptant pour la 24eme journée du championnat. En 5 minutes, alors que le score est de 1-1, il marque contre son camp puis rate une tête en retrait qui surprend Runje et qui permet à Mathieu Berson d’inscrire son 2eme but de la soirée. Notez que Wilfried Dalmat a inscrit ce soir là son premier et unique but pour L’OM. C’est un peu hors sujet mais je me devais de vous rappeler ce fait de jeu parce que… Wilfried Dalmat, c’est tout. Torrisi signe face aux canaris son arrêt de mort car il ne rejouera qu’un petit match pour L’OM.

Cyril Rool : On ne présente plus Cyril, ce gentil bad boy, auteur d’une grosse carrière dans l’hexagone Il s’est imposé partout où il est passé (Bastia, Lens, Bordeaux, Nice) mais a manqué 2 rendez-vous avec L’OM. Le premier en août 2001. Il débute la saison titulaire côté gauche avant d’être échangé avec Franck Jurietti, son ex-coéquipier à Bastia qui s’en était allé du côté de Monaco. 8 ans plus tard il est recruté par DD en tant que doublure de l’intelligence incarnée, Taye Taiwo. Il n’apparaît que 2 fois en Ligue 1. C’est peu mais suffisant pour être considéré comme champion de France. Il a fini sa carrière sur un titre et sans prendre un carton rouge sur une saison, plutôt rare quand on connaît le bonhomme.

MILIEUX

Abdel Haim Bibi : A l’instar de Fabrice Apruzesse, il est apparu 30 minutes chez les pros en septembre 1995 à Mulhouse en championnat de Super D2. L’OM s’incline 2-0 et à cette époque il glisse tout doucement vers les profondeurs du classement avant de remonter en trombe pour accéder à l’élite à l’issue de la saison.

Cyril Revillet : Pour ses débuts avec les phocéens ce natif d’Aubagne va souffrir. Il est âgé de 21 ans lorsqu’il est titularisé face à Auxerre (novembre 1993). Rien ne va plus en coulisses car l’affaire VA-OM est passée par là et ça se ressent sur le terrain. Les marseillais s’inclinent 3-0 et Cyril sort en larmes du rectangle vert. Il passe 3 saisons dans le club de son cœur dont 2 en D2 pour 11 apparitions avec les pros en tout et pour tout. Certes ça fait beaucoup par rapport à ses pairs mais voir pleurer un Olympien après une défaite pour son premier match au Vélodrome, il n’y a rien de plus émouvant. Je suis un grand sensible, j’assume.

Benjamin Gavanon : Encore un Marseillais pur souche qui ne parvient pas à se faire une place chez lui. 1 seul match joué en équipe fanion en novembre 2000 face à Metz. Celui-ci se conclue par une victoire (4-1) pour la dernière apparition de l’entraîneur brésilien Abel Braga sur le banc olympien. Par la suite il devient incontournable du côté de Nancy avant d’aller se perdre à Sochaux puis Amiens. Aujourd’hui, il serait définitivement porté disparu en Chine.

Terry Racon : Le même prénom qu’une actrice de Série B des 90’s (Terry Shane) qui fut pendant 20 ans la compagne de l’inégalable Guy Montagné. Ca tombe plutôt bien car le passage de Racon en équipe première s’apparente à une bonne blague. Titulaire au Vel en mai 2004 face à Metz (0-1), il ne joue que 45 minutes. Suffisant pour se rendre compte de la supercherie.

ATTAQUANTS

Laurent Merlin : Il joue moins de 90 minutes en 3 matches entre décembre 2002 et mai 2004. A noter qu’il a évolué une saison en MLS au Déportivo Chivas (2007) où il inscrit 1 petit but en 22 matches. Il n’aura pas enchanté les foules au pays de Walt Disney.

Nicolas Cicut : A son actif, 11 minutes face à Dniepropetrovsk en 16eme de finale de la coupe UEFA 2004. Il est appelé en urgence l’après midi même du match pour « faire le nombre » alors qu’il se trouve à la fac. Il n’a pas réalisé une grosse carrière pro la faute à des blessures récurrentes au genou. Il a par contre réussi sa reconversion en intégrant le service marketing communication de L’OM.

Guy Truite

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2 réflexions au sujet de « OM: Fabrice Apruzesse will never walk alone »

  1. Ce cher Teddy Racon… Il a été plutôt bon quand il a été prêté à Lorient. J aurais aimé qu ils l achetent a l époque….

  2. Ping : Brest-OM: Les Olympiens s’aiment peu à Francis Le Blé | Guy Truite

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