Le Havre, un recrutement mi-figue mi-stère

Le Havre Becanovic Guy Truite le football vrai photo

La maladie du bois : c’est un drôle de syndrome que développèrent, dès les années 80, les attaquants du HAC. Tous les joueurs offensifs piochés par le club à l’extérieur de la Normandie se transformèrent en fiasco : on les imaginait en or et ils devinrent les héros d’une attaque en contreplaqué massif. Le Club Doyen se pose plus comme un club formateur que comme un club doué pour les recrutements. La preuve.

Tout commença en 1988, avec l’arrivée de Frank Stapleton, vedette de l’équipe d’Eire et ancienne star d’Arsenal et de Manchester United. Au Havre, il lui poussa des racines : 18 matchs, 5 buts.

Fort de cet échec, le Havre décide de le remplacer par Graham Rix en provenance directe de Caen. Bilan, des copeaux: 12 matchs et 0 but.

A l’Est, rien de nouveau ? C’est Gourouli qui débarque à l’été 1992 et qui, après deux saisons, laisse un bilan discutable : 50 matchs, 12 buts.

Ces erreurs répétées poussent les dirigeants à investir français et c’est ainsi que durant 2 saisons, entre 1994 et 1996, Daury, Lagrange et Caveglia enchantent le stade Jules Deschaseaux et permettent même à la ville de voir le soleil !

Parenthèse enchantée courte puisque dès 1996, le HAC replonge dans sa maladie du bois en recrutant 4 joueurs qui enchaîneront les bûches jusqu’en 2003 :

·                         Kozniku, 1 saison, 21 matchs, 6 buts

·                         Becanovic, 3 saisons, 46 matchs, 12 buts

·                         Custovic , 3 saisons, 30 matchs, 2 buts

·                         Osterc , 1 saison, 8 matchs, 0 but

 Tous ces recrutements exotiques laissent donc une ardoise salée : 185 matchs et 37 buts en 12 saisons !

 Du côté du centre de formation si souvent loué, c’est à peine mieux :

Mamadou Niang a préféré finir sa formation à Troyes et Dimitri Payet à Nantes

Anthony le Tallec et Florent Sinama Pongolle n’ont jamais confirmé leur potentiel une fois partis du Havre

Helder Esteves est amputé du doigt après une célébration de but trop proche du grillage

Hamed Diallo a du quitter le HAC pour devenir meilleur buteur de D2

Amadou Alassane a arrêté sa carrière en 26 ans en raison d’une malformation cardiaque

Meilleur buteur de D2, Guillaume Hoarau n’a rapporté que 0,5M d’euro à son club formateur

Mis à part pour Caveglia, nul doute que le HAC a manqué de pif dans son recrutement. Une malédiction ou plus simplement une maladie profonde : la maladie de l’attaquant en bois plus communément appelé syndrome VHS.

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