Carmelo Micciche : Symbole d’une Lorraine bancale

Metz, Sarreguemines, Thionville, Nancy, Forbach, Bleid, Florange, Talange : ce n’est pas le chemin de croix d’un sidérurgiste militant mais une liste non exhaustive des clubs où Carmelo Micciche a ferraillé.

 Dès le plus jeune âge, il n’évite pas les comparaisons avec Michel Platini. Comme lui, il est d’origine italienne, comme lui, il est doté de qualités techniques très au dessus de la moyenne, et comme lui, il est né au football en Lorraine. Mais contrairement à Platini, il profitera d’un test respiratoire concluant au FC Metz, qui le fait signer pro. Sa route s’éloigne de celle de Platini quand, victime d’une grave blessure à 20 ans, il commence à écumer les divisions inférieures, à Quimper ou Sarreguemines au début des années 80.

Pas le dernier à aller au charbon et alors empli d’un moral d’acier, il est rappelé par Metz en 1984. Grâce à Marcel Husson qui croit en lui dur comme fer et qui reste persuadé qu’il pourra polir ce diamant brut.

Micciche prend son envol au sein d’une équipe ultra offensive (le FC Metz ultra offensif, vous l’aurez lu ici en premier) et des compagnons brillants tels que Jules Bocandé, Plamen Markov ou Didier Six. La gloire semble avoir rendez-vous avec Carmelo et les suiveurs l’imaginent, de nouveau, suivre les pas de Michel Platini… Il aura d’ailleurs l’honneur de fêter sa première sélection contre l’Islande en 1987, le jour même où Platini fêtera sa dernière ! Un match plein pour Carmelo : 1 but en extérieur du pied sur passe de Platini et un centre au cordeau décisif pour Yannick Stopyra.

Ce qu’il ne sait pas encore c’est que cette première sélection sera son avant dernière. Il fera partie des sacrifiés suite à la tôle en Norvege et à l’incapacité de la France à se qualifier pour l’Euro 1988.

La suite est aussi triste qu’une balade à Thionville au mois de novembre : une mauvaise passe à Metz, un transfert rocambolesque à Marseille où il ne restera que 3 mois. Puis il retourne à Metz et inscrit par ailleurs un but décisif et vengeur face à L’OM en décembre 1989. Viennent ensuite un passage par Cannes, deux saisons ratées à Nancy sur les traces de Platini, un transfert dans un obscur club israelien avant une fin de carrière qui fleure bon la descente à la mine: Luxembourg, Belgique, Forbach, Talange, Florange.

Carmelo Micciche, une belle carrière, mine de rien.

Lyonnais Gourmet (Suivez le sur Twitter)

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2 réflexions au sujet de « Carmelo Micciche : Symbole d’une Lorraine bancale »

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