Le 11 type des japonais d’Europe

philippe_troussier_koji_nakata_pape_diouf_om_photo

Le football au Japon, ce n’est pas qu’Olive et Tom, Philippe Troussier et Arsène Wenger. C’est aussi le traumatisme de tout un club, le Gamba Osaka, qui aura vu débarquer un jour de 1998 Frédéric Antonetti. Un peu comme un deuxième Hiroshima. Mais dans un sport privilégiant la merguez au sushi, difficile d’imaginer un ressortissant du pays qui aura fait de David Douillet un dieu vivant lâcher son kimono pour enfiler un short. Pourtant, le pays du soleil levant aura envoyé plusieurs joueurs éclairer certains clubs européens avec brio. D’autres avec humour. Alors amis kawai et fan de manga, découvrez ce 11 type des japonais ayant évolué en Europe.

Gardien : Yoshikatsu Kawaguchi

Portier le plus capé de l’histoire du Japon (117, série en cours), il possède également le nom le plus cool de ce onze. Harry Redknapp le fera venir en 2001 à Portsmouth, alors en Ligue 2 anglaise, pour un montant record pour le club. S’il ne disputera que 13 matchs en deux ans, la faute au syndrome Hugo Lloris du gardien ne parvenant pas à s’imposer physiquement en Angleterre, il aura tout de même eu la chance de côtoyer pendant un an Vincent Péricard. Il a depuis témoigné sans serment et certifié que cet homme était bien footballeur.

Défenseur : Koji Nakata

Ramené à l’OM lors d’un terrible hiver 2005 par un Philippe Troussier nostalgique de ses succès japonais avec le beau Hidetoshi, Koji Nakata n’aura disputé que 15 matchs sous le maillot marseillais. Beaucoup trop. Mais suffisant pour rentrer dans la légende face à Saint-Etienne. Et après on me parle de la feinte de corps de Pelé…

Défenseur : Atsuto Uchida

Joueur de Schalke, l’arrière droit aura participé activement à l’épopée des allemands en Ligue des Champions en 2010-11, l’ancien club de Raul atteignant les demi-finales de la compétition. C’est d’ailleurs la seule et unique fois qu’un footballeur japonais a atteint ce niveau. Voilà voilà.

Défenseur : Yuto Nagatomo

Ce joueur porte le numéor 55, joue à l’Inter, est évalué à 11 millions d’euros. Sérieusement ? Franchement, pour qu’il soit titulaire là où Giacinto Facchetti l’était dans les années 60, c’est que ce club a perdu de sa superbe non ?

Milieux : Shunsuke Nakamura

Ayant également joué à la Reggina et à l’Espanyol, Nakamura est surtout une légende des Celtic Glasgow. En quatre ans passés en Écosse, il aura disputé 164 matchs et remporté 3 titres de champion, dont un doublé en 2007. Il aura surtout marqué les esprits avec ses coup-francs. Dont ce superbe exemple contre Manchester United en 2006 en Ligue des Champions offrant la victoire aux verts et blancs dans un stade surchauffé.

Milieu : Yasuhiko Okudera

Premier japonais à découvrir l’Europe, Yashuhiko, sans queue de rat, passera prêt de 10 ans en Bundelsiga entre 1977 et 1986, du FC Cologne au Werder Brême en passant par le Hertha Berlin. Il remportera d’ailleurs le doublé en 1978 avec Cologne, dernier titre du club formateur de Thomas Hassler, qui est lui né le même jour que Mike Tyson. Anecdotes gratuites, pour toi.

Milieu : Keisuke Honda

La couleur de cheveux de Nakata, le melon de Cristiano Ronaldo, le même championnat que Lassana Diarra, ce joueur n’a pas grand-chose pour plaire. Mais il a gagné la sympathie de la rédaction grâce à ses déclarations sur le PSG cet été “Où est le grand club ? Je n’ai jamais considéré le PSG comme un grand club.”. Keisuke est un con mais c’est bon.

Milieu : Shinji Kagawa

Ferguson est un vieux lubrique. S’étant débarrassé de son corée, trop vieux pour subir les exigences de l’écossais, il avait besoin d’un nouvel asiatique avec qu’il pourrait faire jouer n’importe où. Il a donc comblé le vide en recrutant le japonais de Dortmund, membre actif des deux titres remportés par le club de Jürgen Klopp. Bonne pioche Sir.

Milieu : Hidetoshi Nakata

La vraie star du football japonais. Niveau carrière, c’est pas dégueulasse, de belles saisons en Italie, surtout à Pérouse et à Parme, un titre de champion avec la Roma sans être titulaire, la première Coupe du Monde disputée par le Japon en 1998. Mais c’est surtout sa belle gueule, son goût pour la mode et les hystéries collectives pré-pubères incontrôlables qu’il déclenchait qui lui fera accéder au rang ultime de David Beckham japonais. Un peu comme un Boys Band mais à lui tout seul. Plutôt le Allan Théo japonais finalement.

Attaquant : Shinji Okazaki

Le Japon n’est pas un pays de buteur. Trop petits, trop collectifs, trop respectueux. La preuve avec Shinji Okazai. Meilleur buteur en activité de la sélection japonaise, et quatrième de l’histoire, il a débarqué en 2010 à Stuttgart mais peine à s’imposer avec 10 buts en 51 matchs disputés. Du coup, pour marquer les esprits, il a choisi la forme, comme cette bicyclette contre Hanovre. Amarahuora Simbazaki.

Attaquant : Naohiro Takahara

Takahar a joué pour Hambourg et Francfort, Takahara a marqué un triplé contr Aix-la-Chapelle, Takahara n’a inscrit que 34 buts en 168 matchs. Mais le plus cool chez Naohiro est qu’il a joué à Boca Juniors pendant une demi-saison et que les supporters de Francfort chantait la mélodie de “Freed From Desire” de Gala dès qu’il marquait un but. Ce qui s’est produit à 18 reprises.

SIR GUY

À lire aussi : 

Le 11 type des ministres

Le 11 type d’Hollywood

Le 11 type des États-Unis

Le 11 type des humoristes

Publicités

2 réflexions au sujet de « Le 11 type des japonais d’Europe »

  1. Ping : 10 choses que tu ne peux pas faire un weekend sans Ligain | Guy Truite

  2. Ping : Arsène Wenger le monégasque | Guy Truite

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s