Guy Truite décrypte le foot au cinéma : Les Seigneurs

« Les Seigneurs » de Olivier Dahan – Au cinéma depuis le 26 septembre 2012.

Alors, avant de se lancer dans la brève critique de ce film, je tiens à préciser que le cinéphile que je suis (oublions les pornos, les vrais films) conspue le travail de Monsieur Dahan. Je ne parle même pas de ses clips, je veux plus parler de ses longs. Aucun qui mérite des honneurs, même pas La môme qui est bien entendu porté par une Marion Cotillard, n’ayons pas peur des mots, bandante.

Non, ce réalisateur ne m’a jamais convaincu, et ne me convaincra jamais. J’ai juste eu le sentiment, à la vue d’un entretien à la sortie du Petit Poucet, sombre merde pour les gnomes, que j’avais affaire à ce lot de pseudo-artiste sorti des Beaux-Arts avec les mentions et la masturbation intellectuelle qui va avec.

Et que dire de son look.

moche

ça se passe de commentaires. Branleur.

Mais trêve de parlottes sur ce bouseux parlons de son film.

La peur du plagiat des Collègues.

A la base, quand j’ai vu la bande annonce de ce film, je me suis dit de suite « oh merde, ils ont voulus faire un reboot des collègues pour les bobos ». Et ben figurez-vous que c’est aux antipodes du film marseillais de 98. Film pas forcément somptueux mais qui mérite quand même d’exister.

Non, ceux qui diront que ça y ressemble, il ne faut pas déconner…on pourra peut-être reprocher à cette salope de Dahan d’avoir vu « Les Collègues » et de tenter d’y apporter la touche « fric » pour faire des entrées (genre le type y a pensé en soirée, prends-nous pour des cons), ça je le sens capable de le faire ce truc. Mais qui ne l’a pas déjà fait…
En tout cas, la bande annonce, très mauvaise disons-le, n’arrange pas les choses et donne cette sensation de plagiat, mais elle est très loin du film cette annonce.

Il faut dire que si t’es un peu niais, tu te dis « les seigneurs » ça fait un peu « les collègues »…t’es niais.

Un troupeau de Footix

Il est 15h dans un multiplex de la ville de Paris, un jeudi. La salle est pleine…il faut croire que les gens ont pas de boulots. Moi c’est pas pareil. Le type dans la queue en face de moi parle de son kif de bientôt s’acheter l’Iphone 5…ambiance. Dans la salle je me tape des poufs du 18° qui vont meugler toute la séance. D’ailleurs, la salle est remplie de crétins.

Au final, tout le monde est assez réceptif au film. Il faut dire que c’est quand même une belle distribution…il manque juste Debbouze et on avait le lot au complet.
D’ailleurs, on reprochera au film ça, trop jouer sur les personnages. Gad Elmaleh, Ramzi ou Dubosc fond leur show. C’est pas violent mais ça laisse quand même un peu place à un sentiment d’enculade, comme si on te mettait le su-sucre devant le nez pour que tu puisse te goinfrer – Je traduis : Qui dit acteurs connus en lot dit entrées dit public conquis à 90%. Ces 90% qui mettent 3 étoiles sur le site d’allociné en mettant juste un mot « Gad il est trop Sartek ». Gros naze. Mais je ne critique pas ces spectateurs car, on en vient à mon avis sur le film, j’ai plutôt passé un bon moment.

Je n’irai pas acheter le DVD, mais ce fut plaisant, juste plaisant…

Il faut dire que je ne suis pas dans des conditions optimales pour regarder un film, mais quand-même (Jetlag car je suis allé faire un reportage à L.A sur les Galaxy et, accessoirement, pour me faire sucer par Vicky).

Ce n’est pas un chef d’œuvre, soit. Il y a des trucs débiles, c’est un peu court, il n’y a pas une once de génie (Dahan merci), mais je trouve que le film ne tombe pas dans le cliché trop happy & souriant du genre, et encore, il y a je trouve une dimension humaine et sociale qui est plutôt bien présente, et chaleureuse.
Il m’est arrivé de rire, je ne me suis pas endormi, non je crois surtout que j’ai presque trouvé ça chouette, mais en One Shot vous voyez ?

C’est un bon film populaire qui ne casse pas deux pattes à un canard.
ça va plaire à tous les fans des comiques bien de chez nous.
Même Joey Starr est pas mauvais.
Il aurait peut-être mérité quelques minutes de plus, pour vraiment toucher à un truc et mériter une étoile de plus. Mais bon, quand tu te nommes Dahan…

Bref El Piguyste met une note de 2.5/5.

Michel « Piguyste » Polac

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2 réflexions au sujet de « Guy Truite décrypte le foot au cinéma : Les Seigneurs »

  1. Dahan, c’était pas un blond baraqué avec un slip en peau de bête et une dent de requin en guise de pendentif ? J’avoue c’est audacieux de se mettre au cinéma dans ces conditions.

  2. Cher Guy. Excellent article. J’aime beaucoup votre spontaneité ainsi que votre sincérité. Je pense la même chose que vous sur le film alors que je ne l’ai même pas vu! Par contre Dahan est de La Ciotat, le saviez-vous ?

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