La Juventus Turin, européen (presque) convaincu

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Le slip, une vraie tradition italienne.

28 titres de champion d’Italie (record), 9 coupes d’Italie (record avec la Roma) et seulement 2 petites Ligue des Champions. On pourrait faire le même constat sur la Juventus que Ferguson avait fait sur son Manchester United, à savoir que ce club n’a pas le palmarès européen qu’il mérite, surtout au vu de son importance sur le continent. Adolescent, j’avais pourtant l’impression de ne voir que ce club (que je ne portais pas spécialement dans mon coeur…). Alors, pour le retour du club turinois dans la plus prestigieuse compétition européenne avec un statut de champion, situation inédite depuis la saison 2003-04 (si on oublie les titres 2004 et 2005 depuis retirés), et au moment où le traité de Maastricht est remis en cause, retour sur l’histoire contrariée du club piémontais en Ligue des Champions.

Le plus grand loser de l’histoire de la Ligue des Champions

Le football italien, fait de triomphes éclatants, de victoires contre le cours du jeu, de froid réalisme renvoie l’image d’une machine à gagner. Et pourtant, la Juve, club le plus titré du pays, est bien le plus grand loser de l’histoire de la compétition. Les Bianconeri ont en effet disputé 7 finales pour seulement 2 titres remportés. Ils pourraient lutter avec le Real et le Milan AC, ils se retrouvent finalement dau même niveau que Nottingham Forrest, Porto et Benfica. Ces derniers sont d’ailleurs les seuls à afficher un ratio aussi négatif. Le Bayern Munich s’est également incliné 5 fois en finale mais est parvenu à en remporter 4, faisant passer la pilule.

5 finales, 5 équipes, 5 pays différents et 5 défaites. Ce n’est plus de la malchance, c’est une malédiction. L’Ajax de Rep, Cruyff et Neeskens, le Hambourg de Ernst Happel et Félix Magath, le Borussia Dortmund de Köhler, Möller et Chapuisat, le Real de Seedorf, Redondo et Mijatovic et le Milan AC de Maldini, Pirlo et Shevchenko, ils ont tous fait pleurer les supporters juventini. Sans parler des trois demi-finales perdues. Ah le 3-2 de Manchester au Stadio Delle Alpi en 99, un de mes plus beaux souvenirs…

Un premier succès au goût amer

En 1985, la Juventus rejoint enfin la cours des grands en remportant sa première Ligue des Champions. Boniek, Rossi et Platini battaient en plus en finale le tenant du titre, Liverpool, qui avait remporté quatre des huit dernières éditions. Pour couronner le tout, c’était le français, n°10 dans le dos et double Ballon d’Or en titre, qui avait marqué l’unique but du match sur penalty. Le match parfait. Mais au regard de l’Histoire, ce 29 mai 1985 sera à tout jamais celui du drame du Heysel, stade dans lequel se déroulera la finale, et qui verra mourir 39 personnes et 600 autres être blessées suite à l’effondrement d’un muret et de grilles de séparations. Autant dire que ce n’est pas vraiment un titre que l’on célèbre…Putain de frustrant !

Des années 90 frustrantes

La décennie de Beverly Hills, de la dance et de Mel Gibson sera aussi celle de la Juventus. Malgré la féroce concurrence du Milan de Sacchi, les turinois réussirent à se faire petit à petit une place au soleil. Deux coupes d’Italie et deux Coupes de l’UEFA pour commencer la décennie avant de vraiment prendre le pouvoir pendant la deuxième moitié des années 90. Trois titres de champions et surtout 3 finales consécutives de Ligue des Champions. La dernière équipe à avoir réussi cet exploit était le Bayern de Beckenbauer. Classe. À la différence prêt que les allemands les avaient toutes remportées, ces finales.

Ça avait pourtant bien commencé en 1996 contre l’Ajax, un but de Ravanelli, une victoire aux tirs aux buts, pas de morts, la Juventus pouvait enfin fêter ce titre majeur tant désiré. Mais en 1997, c’est le Borussia Dortmund qui fera la loi et en 1998, le Real retrouvera son bien le plus cher après 32 ans d’abstinence. Une série qui poussera Zidane à quitter le club pour pouvoir enfin toucher au Graal.

2012, le renouveau ? 

Nouveau stade, nouveau titre, nouvelles affaires, qu’on se le dise, la Juve est bien de retour. C’est en tout cas la seule équipe italienne qui semble pouvoir lutter avec les favoris de la compétition. Mais est-elle vraiment équipée pour ? Pirlo est magistral mais vieillit, même chose pour Buffon, Vucinic n’a jamais flambé en Ligue des Champions et Bendtner est nul. Ils se sont même fait piquer Verratti par le vampire du football italien, le Paris-Saint-Germain. Pour cette édition, elle se présente donc en outsider pénible pour les favoris, à commencer par Chelsea qu’ils affrontent ce soir. Peut-être le meilleur moyen de conjurer le sort.

SIR GUY, à suivre sur Twitter

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