12 septembre 2009 : Je me souviendrai toujours de cette victoire olympienne au Mans

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Ce n’est plus un secret pour vous, ma passion dévorante pour L’OM ne me quittera jamais. Mais à la vue de ce titre, vous devez certainement penser que je suis quelque peu dérangé. Et pourtant, ce succès obtenu par les olympiens au stade Léon Bollée il y a 3 ans jour pour jour est à l’origine d’un moment précis de ma vie qui m’a fait comprendre qu’on ne peut pas avoir une totale confiance en ses meilleurs amis.

Le seul de la clique abonné à Foot Plus

Comme vous l’avez constaté dans la vidéo du « multiplex derrière la télé », j’ai pour habitude d’inviter mes truitasses à regarder les matches de ligain dans mon humble demeure. Ça fait désormais quatre ans que ces soirées agrémentées d’alcool et de victuailles en tout genre illuminent notre existence.

En ce week-end du 12 septembre 2009, j’ai prévu d’aller me ressourcer 3 jours à Plan de Cuques pour profiter de mes proches et de l’incontournable PMU de la place de l’église. Quelques jours avant de partir, je fais part de mon intention de déserter Paris un temps à Sir Guy qui apprenant la nouvelle se décompose et me confie :

« Guy je sens que personne ne va vouloir aller voir Le Mans-OM dans un bar blindé, où la pinte est hors de prix et où l’on ne peut balancer aucune vanne raciste et homophobe. Comme j’ai le double de tes clés et que tu es le seul d’entre nous abonné à Foot Plus, est-ce que nous pouvons squatter chez toi le temps du match ? »

J’avais en face de moi un ami en détresse et je ne pouvais répondre négativement à sa requête. Après tout je sais que ce sont des garçons propres et respectueux et qui me rendront mon appartement comme ils l’ont trouvé, que rien ne va bouger d’un centimètre.

Succés étriqué grâce à des buts de Niang et Brandao

Le jeudi 10 septembre en fin d’après midi je saute dans le TGV m’emmenant vers la citée phocéenne avec le sentiment d’être un bon garçon car j’ai rendu service à 4 amis qui se trouvaient dans une situation délicate. Le séjour se déroule parfaitement puisqu’au-delà de passer de bons moments sur ma terre natale, l’OM s’impose 2-1 dans la Sarthe grâce à une volée somptueuse de Niang sur une remise de Brandao. Ce dernier répond à Maiga qui entre temps avait remis les deux équipes à égalité. Il reprenait de la tête un coup franc de Cheyrou et offrait à ces coéquipiers un succès déjà très précieux dans la course au titre. Je vous préviens, la vidéo est de mauvaise qualité…

Qui dit OM victorieux dit dimanche radieux… ou presque

Au coup de sifflet final je prends le soin de téléphoner à la famille Truite. Et je les sens heureux après cette victoire à travers leur façon de s’exclamer qui respire l’alcool. Je raccroche le cœur léger, quelque peu fier d’avoir indirectement donné du bonheur à mes copains.

Le dimanche passe et il est temps de rentrer à Paris avec comme toujours un pincement au cœur quand le train quitte les quais de la gare Saint-Charles. Le trajet se passe sans encombre et une vingtaine de minutes après avoir posé le pied gare de Lyon, je pénètre dans mon appartement. Et là je découvre :

– Ma table à repasser en diagonale dans le hall d’entrée

– Ma lampe allogène au milieu du salon

– Ma guitare dans le lave linge

– La cuvette des chiottes sur le canapé entourée de quelques uns de mes sous vêtements et d’une bouteille de Ricard vide

La liste est encore longue… Sur le moment j’ai vraiment cru qu’un camp de roms avait investi mon toit le temps d’un week end. Et puis je me suis souvenu que mes 4 potes qui à cet instant sont devenus de gros batards étaient venus chez moi pour regarder la ligain.

Au milieu de ce bordel sans nom je découvre un mot sur mon réfrigérateur qui dit : « Désolé Guy pour le dérangement. C’est moi qui ai eu l’idée ». Signé Le Piguyste. Il est plus de minuit lorsque je me saisis de mon téléphone pour appeler ce malotru. A peine décroche t-il que les insultes fusent telles des frappes anodines entre les gants d’Apoula Edel. En réponse il me confie qu’il est parti juste après le coup de sifflet final et qu’il n’est au courant de rien…

Chers Hugguy Bons Tuyaux, Sir Guy et GuyGuy Pop, même si je vous apprécie plus que n’importe quel album de Guy Marchand, c’est dire, vous resterez toujours pour une petite partie de moi de gros enfoirés.

La morale de cette histoire est qu’il ne faut donc jamais prêter votre appart à des amis pour qu’ils se bourrent la gueule au sein de celui-ci. Mieux vaut leur donner votre carte bleue en plein milieu de « La Halle aux Pantacourts »

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