Le 11 type des Etats-Unis

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Il y a 236 ans, les Etats-Unis proclamaient leur indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Ce vent de révolte contre la monarchie britannique portée par Thomas Jefferson sera totale puisque même le football inventé par les anglais sera relégué au pays de l’Oncle Sam à un sport de fille et débaptisé de son nom d’origine pour prendre celui de soccer. Mais certains joueurs délaissant football américain, baseball et basket pour le ballon rond ont maintenu le lien avec l’héritage anglais. En ce jour de fête nationale aux Etats-Unis, 11 type.

Gardien : Brad Friedel

Avec sa tête de catcheur, il aurait très bien pu lutter dans les arènes de la WWE. Mais dans son état qui est l’Ohio, il préférera le soccer de ses ancêtres. Pour garder tout de même un côté quaterback de NFL, meneur de jeu de NBA ou lanceur de MLB, il choisira d’utiliser ses mains et de devenir gardien de but. Avec succès puisque cela fait 15 ans qu’il écume les pelouses de Premier League.

Défenseur : Alexi Lalas

Malgré une carrière entièrement passée au Etats-Unis et un nom de famille de teletubbies, Lalas est un des joueurs de soccer les plus connus grâce à ses longs cheveux roux et son interminable bouc de la même couleur symbole du péché originel avec le diable, un peu comme si le Emmanuel Petit moustachu de Monaco avait dégénéré niveau look. À noter qu’Alexi Lalas est un musicien émérite, avec son groupe Gypsies ou en solo. Retrouvez quelques titres sur sa page Myspace (tellement 1.0 ce Alexi).

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Défenseur : Marcelo Balboa

L’étalon italien du football est le 4ème joueur le plus cappé de l’histoire des Yanks. Membre de l’équipe des Etats-Unis lors de la Coupe du Monde 1994 disputée chez eux, il a une gueule à rejoindre l’autre Balboa célèbre au casting de The Expendables. Un petit côté Dave Grohl sur certaines photos également.

Défenseur : David Regis

L’incarnation du rêve américain. Français né en Martinique, auteur d’un carrière honnête dans les contrées les moins sexy de notre belle Ligue 1, de Valenciennes à Troyes, en passant par Strasbourg, Lens et Metz, il prouvera que tous les régis ne sont pas cons en parvenant à se faire naturaliser américain et à disputer ainsi la Coupe du Monde disputée en France en 1998.  Un petit miracle. Il jouera en tout 27 matchs au son de “The Star-Spangled Banner” malgré un prénom sentant bon le camembert et le saucisson.

Défenseur : Carlos Bocanegra

Surnommé “Niggamouth” par ses coéquipiers américains, il est surtout connu en France pour s’être fait une place à Rennes et Saint-Etienne. On sait en revanche moins qu’il a été Rookie of the year en 2000 avec les Chicago Fire et élu à deux reprises Défenseur de l’année. Son côté Dwight Howard.

Milieu : Cobi Jones

Recordman ultime du nombre de sélection avec les Yanks (164), le Edgar Davids américain a passé plus de 10 ans chez les Los Angeles Galaxy après deux séjours aussi brefs qu’opposés à Coventry et Vasco de Gama. Un américain jouant au foot au Brésil ? On croirait la version US d’Olive et Tom

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Milieu : Claudio Reyna

De père argentin et de mère portugaise, il est le symbole vivant de la réconciliation Messi-Ronaldo. Ce sont sans doutes ses origines footballistiques naturelles qui lui assurèrent sa très belle carrière européenne en Allemagne (Leverkusen, Wolfburg) et en Grande-Bretagne (Rangers, Sunderland, Manchester City). Il sera également élu dans la meilleure équipe de la Coupe du Monde 2002 aux côtés de Kahn, Ballack et Ronaldo dans une compétition qui verra les américains atteindre les quarts de finale. Classe.

Milieu : Clint Dempsey

Sans aucun doute un des joueurs américains les plus talentueux, il symbolise la montée en puissance des Etats-Unis dans le football mondial. Auteur d’une très grosse saison l’année dernière avec Fulham (17 buts), il mériterait un plus gros club. Liverpool ?

Milieu : Freddy Adu

Annoncé comme la future grande star du football mondial, les américains se voyaient déjà avec Adu mettre la main sur le sport le plus populaire du monde pour y imposer leur surpuissance, leur arrogance et leur merchandising. Mais la hype est déjà un flop à tout juste 23 ans, lui qui est retourné aux Etats-Unis dans le même état de délabrement psychologique qu’un soldat du Vietnam après son séjour européen passé entre Benfica, Monaco, Belenenses, Aris et Çaykur Rizespor. Bien fait.

Attaquant : Landon Donovan

La meilleure pub possible pour le football chez les Yankees. Californien, dents blanches, bronzage impeccable, Donovan pourrait participer à n’importe quelle émission à la con de MTV. Au lieu de ça, il a choisi le football et avec réussite. Meilleur buteur de la sélection américaine (49 buts), il s’est spécialisé ces dernières années dans les featuring hivernaux européens (Bayern Munich, Everton x2). Le Usher du foot.

Attaquant : Brian McBride

L’américain a retrouvé depuis peu l’Angleterre qui l’avait accueilli pendant 5 ans du côté de Fulham, club aimant particulièrement l’accent nasillard des ricains. Pas pour sa retraite. Pas comme coach. Pas comme consultant. Mais pour rejoindre la dream team de quarantenaire de l’improbable Wembley F.C. aux côtés de David Seaman, Ray Parlour, Grame Le Saux et Claudio Caniggia. À voir cette photo, on a l’impression de voir un vieux groupe de rock se reformer.

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Le latéral Graeme Le Saux, le méconnaissable David Seaman, l’américain Brian McBride, le vilain Ray Parlour et le chevelu Claudio Caniggia.

SIR GUY

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6 réflexions au sujet de « Le 11 type des Etats-Unis »

  1. Mais enfin… Alexis Lalas a déjà franchi l’Atlantique avec short et crampons ! Le roux tout fou a passé 2 saisons à Padoue en serie A après le mondial 94 (ou dans les environs chronologiques).

    • Tu as tout à fait raison, Sir Guy sera fouetté. Pour se rattraper, il me signale quand même que Lalas avait également fait un essai à Arsenal pendant l’hiver 1992. Ou comment se rattraper en s’enfonçant encore plus…

      • Je n’avais pas eu vent de ce passage en boulet de canon chez les… Gunners (houlala…). Merci pour la précision et n’abimez pas trop le cuir fessier de notre ami Guy.

  2. Ping : Le 11 type des japonais d’Europe | Guy Truite

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