Le onze type de la NBA

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Y’a pas que l’Euro dans la vie, y’a aussi la NBA. Cette semaine va se dérouler les finales entre les Miami Heat et les Oklahoma Thunders, une équipe faite de stars et une autre aussi jeune que talentueuse. Un peu comme si la finale de Ligue des Champions avait opposé le Real Madrid au Borussia Dortmund, avec Cristiano Ronaldo dans le rôle de LeBron James et Mario Götze dans celui de Kevin Durant. Et si les joueurs NBA se mettaient à jouer au foot, voici à quoi pourrait ressembler leur équipe.

Gardien : Tim Howard

Moins impressionnant physiquement que Dwight, Tim est cependant comme le pivot d’Orlando, le dernier rempart défensif de son équipe. Depuis quelques années à Everton après avoir émigré de son Amérique natale pour les joues rouges de Sir Alex Ferguson, Tim Howard est surtout connu pour le syndrome Gilles de la Tourette qui le touche depuis son enfance et qui aurait pu, s’il avait été français, le faire participer à “Confessions Intimes”. Heureusement pour ses coéquipiers, Dwight n’a lui aucun signe avant-coureur de la maladie. Quand on fait 2,11 m et qu’on rend 120 kg, il vaut mieux ne pas avoir de crises…

Défenseur : Kyle Walker

Je souhaite à Kyle, meilleur espoir de Premier League la saison passée et arrière droit de Tottenham au potentiel énorme, une carrière moins compliquée que celle d’Antoine. Trois fois all-star, champion NBA avec Miami en 2006, affichant une moyenne de 17,5 pts sur ses 13 ans sur les parquets, l’ancien joueur de Boston est aujourd’hui criblé de dettes (12,7 M$). On parle là d’un mec qui aura quand même gagné en salaire 110 M$…Mamadou Niang et Souleymane Diawara ont encore de la marge.

Défenseur : Clint Hill

Pas beaucoup de points commun entre Clint Hill, besogneux défenseur des limités Queens Park Rangers, et Grant Hill, élégant ailier ultra-complet des Phoenix Suns. Si le coéquipier de Djibril Cissé a été élu joueur de l’année par les supporters de QPR, il ne fera jamais le poids face à un mec ayant été Rookie of the year et sélectionné à 7 reprises au All-Star Game. Hey Grant, j’ai toujours ta carte Fleer 1994-95 de ta première saison avec les Detroit Pistons. Il y a 18 ans…

Défenseur : Stuart Pearce

Stuart aurait pu être comme Paul (Pierce), l’homme d’un seul club, lui qui a passé 12 ans chez les Nottingham Forrest. Capitaine du mythique club de Brian Clough quand Paul est celui des illustres Boston Celtics, membre de l’équipe-type des 10 ans de la Premier League quand l’ailier américain fait parti du cercle fermé des joueurs comptant 10 sélections All-Star, Stuart est pourtant loin de son (presque) homonyme américain. Car contrairement à Paul, il ne connaîtra pas les belles heures de son club et ses deux Coupes d’Europe des Clubs Champion à la fin des 70’s alors que Paul a été champion en 2008.

Défenseur : Maxwell

Le nouvel arrière gauche du PSG et ancien barcelonais est le strict opposé de Vernon Maxwell, arrière un peu dingo des Houston Rockets à la grande époque d’Hakeem “The Dream” Olajuwon et de la machine à dunker, Clyde Drexler. Car si le brésilien fait figure de gendre idéal et que son niveau est, disons, banal, l’américain était capable de se battre avec un spectateur comme de planter 51 points sur un match. Il aura même été condamné en 1997 à une peine de 597 000 $ pour avoir volontairement transmis son herpès à une femme. Formidable Amérique.

Double champion NBA avec les Rockets, il fera parti de ceux qui auront brisé un de mes rêves de jeunesse, voir Penny Hardaway, Nick Anderson, Dennis Scott, Horace Grant et Shaquille O’neal être champion NBA avec les Magic d’Orlando. 17 ans après, il me fait toujours aussi mal ce sweep…

Milieu : Adam Johnson

MST toujours avec cette fois-ci le plus célèbre séropositif du monde, Earvin “Magic” Johnson. Légende vivante du basket, showman unique, capable de jouer pivot en finale NBA alors qu’il était meneur, il aura fait aimer le basket à toute une génération. On ne peut pas en dire autant du gaucher de Manchester City qui, s’il a des fulgurances dignes des passes aveugles de l’ancien meneur des Lakers, n’a ni son charisme, ni son palmarès et encore moins son talent. Mais bon, il est en bonne santé lui au moins. Ou il fait gaffe quand il va aux putes.

Milieu : Danny Rose

Le D-Rose de Tottenham n’est pas aussi fort que celui de Chicago. Le gaucher de Tottenham aura certes eu un beau moment de gloire avec un but venu d’ailleurs face à Arsenal donnant la victoire aux Spurs dans un derby londonien mais rien depuis mis à part des prêts moins sexy les uns que les autres à Watford, Peterborough ou Bristol. En 4 ans, Derrick Rose aura lui déjà montré qu’il est un des plus grands talents de la NBA. En espérant juste que sa longue blessure ne vienne pas gâcher les promesses d’une belle carrière à venir.

Milieu : Scott Parker

Dans ce milieu de meneur, celui de Tottenham aura le rôle du travailleur de l’ombre. Aussi peu fantaisiste que notre Tony P national, il est comme le français ce genre de joueur extrêmement précieux qui fait du collectif une priorité. La principale différence vient du look, j’imagine mal la mèche de l’anglais se balancer au son du dirty r’n’b de la TP family. La version foot arrive bientôt avec le slammeur Tony Vairelles.

Attaquant : Alex Oxlade-Chamberlain

Le pur produit du centre de formation de Southampton a encore toute sa carrière devant lui. Mais pour rentrer dans les livres des records comme Wilt Chamberlain, il va falloir qu’il envoie le petit. Big Wilt a marqué 100 points en 1 match ? AOC devra marquer 10 buts pour atteindre l’équivalent. L’ancien pivot des de Philadelphie et des Lakers a été 7 fois meilleur marqueur de NBA ? Alex va devoir apprendre à van Persie à partager s’il veut finir meilleur buteur. Seul point sur lequel il pourrait rejoindre son illustre homonyme, le palmarès collectif. Wilt n’a récolté “que” deux titres NBA, en grande partie à cause de Bill Russell et de ses Boston Celtics. Arsenal va devoir en revanche se remettre à gagner rapidement…

Attaquant : Vagner Love

Il faut bien reconnaître que ce nom de famille va mieux au brésilien rasta de Moscou qu’à l’ailier fort palot de Minesota. Sans parler du prénom, l’attaquant du CSKA Moscou rappelant malgré la différence d’orthographe le compositeur allemand pendant que le natif de Californie doit subir un prénom d’une banalité écrasante en son pays doublé d’un symbole beauf dans notre belle France. Niveau talent en revanche, si Vagner est pas mal du tout, Kevin semble lui bien au-dessus. Seuls points communs : la neige et le froid, de la capitale de la Russie à Mineapolis. Pas de quoi faire rêver.

Attaquant : Kenny Miller

Là où Reggie Miller était un redoutable scoreur, Kenny est lui un buteur moyen, malgré quelques bonnes saisons à Wolverhampton ou aux Rangers. Mais au moins l’écossais aura remporté des titres quand le shooteur à 3 points a du se contenter d’une finale perdue en 2000 face aux Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant. Je n’aimais pas du tout l’ancien joueur des Indiana Pacers mais il faut bien reconnapitre qu’il maitrisait à la perfection l’art du trash-talking, talent très répandu en NBA. Ah ce duel avec Spike Lee en 1994…un peu comme si Kenny Miller prenait à partie Danny Boyle dès qu’il marquait un but.

SIR GUY

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3 réflexions au sujet de « Le onze type de la NBA »

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