Joyeux anniversaire Djamel Belmadi

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Djamel Belmadi fête aujourd’hui ses 36 ans. L’occasion pour la rédaction de revenir sur sa vie, son œuvre, et une carrière bien remplie. Prend ça Nadir Belhad.

Vis ma vie de Djamel Belmadi, une putain se Succes Story.

N’ayons pas peur d’employer l’expression de « Succes Story ». On parle quand même d’un gars qui est né à Champigny-sur-Marne, une ville où le survet à pression Adidas que tu mettais au collège dans les années 90, est toujours en place quand tu te déplaces (Cassedédi à Rico, place Clichy). Deuxième bémol, Belmadi est né avec un physique… atypique, bien avant les Ribéry, Tevez ou autres Pedretti. N’est pas Paolo Maldini qui veut. Être adolescent à Champigny-sur-Marne quand on a la tête enfoncée dans les épaules, c’est pas simple. Pour sûr, le jeune Djamel n’était pas du genre à briller par ses conquêtes durant les quarts d’heure américains des booms.  Qu’à cela ne tienne, balle aux pieds, il met à l’amende toute la cour du collège. C’est déjà ça.

Une star à l’OM

Sa carrière ne débute pas sur les chapeaux de roues. Au PSG où il est formé, on ne compte  pas vraiment sur lui. A l’époque, en milieu offensif il y a du beau gosse gominé type Ginola, de la star brésilienne aux dents blanches, type Raï ou Valdo… Bref pas simple. Après un passage d’une saison à Martigues (pendant que Rod Fanni y est rappeur avec Kenny Arkana, scoop déniché par la nouvelle recrue de la rédaction Guy Moquet), il rejoint l’OM avec la ferme intention de réussir.

Il est d’abord prêté à Cannes puis au Celta Vigo avant de s’imposer à l’OM au cours de la saison 2000-2001. Pour tous les supporters de l’OM, le début des années 2000 est un calvaire. Un nombre fou de joueurs improbables sont passés par Marseille… Jürgen Cavens et son retourné manqué légendaire, Jean-Pierre Cyprien avant de défoncer le bus d’une équipe adverse à bord de son 4×4, Arthur Moses dont le simple nom n’évoque… rien.

Dans ce marasme collectif, le seul à tirer son épingle du jeu n’est autre que ce bon vieux Djamel. Les supporters sentent bien qu’on n’est plus à l’époque Waddle et pas encore à l’époque Drogba mais bon… Il y avait quand même plus de chances d’être dangereux quand Belmadi avait le ballon plutôt que le petit Adriano ou le peroxydé Marcelinho. Je ne parlerais pas de Bakayoko, ni de Cyril Pouget (Rest in Peace). En clair, lorsque Belmadi était absent, on en venait à trembler. Que vont faire les Abel Braga ou autre Javier Clemente ? Être supporter, c’est quand même compliqué.

Une icône nationale

On peut aussi se souvenir du match France-Algérie au Stade de France en Novembre 2001. La Marseillaise sifflée, le stade envahi…Trois ans après la génération Black Blanc Beur de Zidane, on nous survend la révolte des banlieues dans un contexte post World Trade Center. Sarko n’a pas encore sorti le karcher mais les fachos nous prédisent le pire…qui arrivera 6 mois plus tard à la lecture des résultats du premier tour des présidentielles. Dans ce contexte nauséabond, un mec sort la tête de ses épaules, puis de l’eau et plante une lucarne sur un coup franc digne de Platini un jour de câlins avec Patrick Dupont. C’est d’ailleurs le seul but du match de son équipe. Cette même année 2001, Djamel  Belmadi est élu joueur algérien de l’année. Mérité.

Un précurseur

Au-delà du footballeur, il y a aussi le business man. Seule ombre au tableau, Valenciennes : à moins qu’il soit passionné de tuning, on ne comprend pas trop. Ou alors un besoin de réminiscence des zones péri-urbaines en friches comme un souvenir de Champigny-sur-Marne… Car bien avant les autres il a pris la direction de Manchester City. Bien avant les autres, il est allé au Qatar en tant que joueur. Il est devenu là-bas une référence également en tant qu’entraineur. Tant est si bien qu’il se murmure qu’il a joué un rôle de conseiller sportif de l’ombre après le rachat du PSG  par les Qataris.

Encore une fois, son physique ne l’a pas aidé et comme représentant de luxe, Leonardo a plus de gueule. Le réseau, il n’y a que ça de vrai et  rien ne dit que Belmadi ne reviendra pas un jour dans son club formateur. Il parait qu’il est ami sur linkedin avec Carlo Ancelotti.

Pour toutes ces raisons, joyeux anniversaire Djamel Belmadi.

GUYGUY POP

Cadeau bonus : son superbe but avec Valenciennes face à Monaco :

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