L’apocalypse du foot selon Saint-Guy

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2012. Ca y est, nous y sommes. La fin. L’explosion ultime. La combustion spontanée. L’accident nucléaire. Le raz-de-marée géant. Les scénarios catastrophes de fin du monde se multiplient, rendant chaque jour cette perspective plus terrible. Et le foot dans tout ça ? Sir Guy, au cours de son périple sud-américain, est entré en contact avec le dernier des prophètes maya, qui n’est autre que l’ancien monégasque Rafael Marquez, pour savoir ce qui attendait le monde du ballon rond au cours de cette année fatidique. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, c’est dans une longue agonie que vont disparaître petit à petit les derniers vestiges de notre civilisation footballistique. Tremblez pauvres mortels.

Chapitre I : Le courroux financier

Tout commence avec l’annonce en mars de la faillite du mythique club écossais des Glasgow Ranges. Les problèmes financiers des écossais étaient devenus insurmontables dans une Scottish Premier League ayant perdu de son aura. Si l’impact européen de cette disparition sera limité, la nouvelle secouera l’ensemble du monde du football britannique. Dans le sillage du club écossais, c’est l’intégralité des clubs anglais qui seront passés au crible par les agences de notation, juges et bourreaux de cette société en perdition. Effrayés à l’idée de rendre des comptes, les dirigeants américains de Manchester United quitteront l’Angleterre en hâte laissant les Red Devils dans le rouge. Ironiquement, ce départ que tous les supporters de United attendaient va entraîner la disparition de leur club favori.

En effet, inquiet par le manque de stabilité du club, le marché boursier sanctionnera sévèrement l’action des Red Devils et, très vite, le club se trouvera dans l’incapacité de payer ses stars. En quelques semaines, les Rooney, Nani et Chicharito quitteront donc le navire un à un  et, chose inimaginable, à la fin mars, un des plus grands clubs du monde annoncera sa faillite. Le club de Matt Busby, George Best, Bobby Charlton et Denis Law n’est plus. Alex Ferguson, Ryan Giggs et Paul Scholes seront retrouvés quelques jours plus tard pendus dans les vestiaires d’Old Trafford, le DVD du triplé de 1999 tournant en boucle dans la télé du vestiaire. La thèse du suicide collectif sera confirmée par la police. Le monde du football est sous le choc.

Chapitre II : L’oligarchie russe renversée 

L’Angleterre, encore meurtrie par ces disparitions tragiques, devra subir rapidement un nouveau cataclysme dès avril. Roman Abramovitch sera en effet arrêté devant les caméras de télévision à la fin d’un match à Stamford Bridge, suite à une nouvelle contre-performance des Blues face à Wolverhampton. Accusé de blanchiment d’argent, de proxénétisme et de construction sans permis, le russe, plutôt avare de commentaires, déclarera avec furie ces quelques mots alors que les hommes de Scotland Yard lui passeront les menottes aux poignets : “Villas-Boas, je te tuerai de mes propres mains !!!”. Dans le sillage de son propriétaire, Chelsea, déjà pas au mieux, dégringolera au classement.

Chapitre III : Les dérives extrêmes germaniques

Au cours du mois de mai, c’est cette fois-ci l’Allemagne qui sera frappée par la malédiction. Joachim Löw annoncera en effet dans une conférence de presse émouvante qu’il est en réalité frisé comme Rudi Völler et qu’il a décidé de ne plus subir les brushing quotidiens imposés par la fédération lui permettant d’arborer une magnifique mèche. Dans la foulée, Beckenbauer, véritable poutre du football allemand, fera son coming-out, laissant la Bundesliga sans voix. Thierry Rolland aura lui ses terribles mots : « En plus d’êtres des envahisseurs, des nazis, des agresseurs et des voleurs de Coupe du Monde, voilà que les allemands sont maintenant un peuple de PD !« .

Mais le pire est à venir. Angela Merkel, confirmant le virage très à droite des politiques européennes en cette période de crise, décidera de retirer la nationalité allemande à l’ensemble des ressortissants d’origines étrangères. Le scandale soulevé par la décision ne fera pas reculer la chancelière. Au-delà de l’aspect nauséabond de la décision et de l’orientation très extrême de cette politique, cela signifiera que, d’un point de vue footballistique, l’Allemagne se verra privée d’Ozil et autres Khedira à quelques semaines de l’Euro.

Chapitre IV : Le soulèvement des sélections et le drame ukrainien

Dès le début du mois de juin, alors que l’Euro est sur le point de débuter, Löw l’affro démissionera de son poste de sélectionneur suite à ces décisions politiques. Par solidarité ou par épidémie, ce seront l’ensemble des sélectionneurs des autres pays qualifiés qui imiteront l’allemand. Une fois de plus, Capello avait tout anticipé…L’Euro sera malgré tout confirmé par Michel Platini. Mais, le sort s’acharnera sur ce bon Michel et, à  deux jours du début de la compétition, l’ensemble des stades ukrainiens s’effondreront suite à d’étonnants séismes ciblés faisant plusieurs victimes. La piste terroriste sera au départ privilégiée mais, très rapidement, les autorités se rendront à l’évidence que ces catastrophes sont le résultat de phénomènes géologiques naturels. Pour la première fois de l’histoire, le Championnat d’Europe des Nations ne se dispute pas. Platoche sombrera dans l’alcool et grossira à vue d’oeil.

Chapitre V : La Guerre d’Espagne, saison 2

Après ce terrible coup dur pour le football international, tout le monde attend la reprise des différents championnats avec impatience pour retrouver une actualité plus heureuse. Hélas, dès le mois de juillet, c’est un nouveau tremblement de terre qui va s’abattre sur le football européen. Le 4 juillet, les Indignés de Madrid changeront en effet de stratégie en laissant sur la Plaza de Mayo leurs rêves pacifistes pour prendre les armes et renverser la royauté espagnole suite à de sanglants affrontements. L’ombre de la guerre d’Espagne flotte dans l’air mais cette fois-ci, sans Hemingway ni Orwell, les rebelles tiendront et l’emporteront.

L’ensemble des privilèges accordés par le Roi d’Espagne seront rapidement abolis. Le Real Madrid sera une des institutions la plus sévèrement touchée, la royauté espagnole ayant pris pour habitude de financer les excès de grandeur du club Merengue. Quelques mois après Manchester United, c’est donc un autre géant du football européen qui se déclare dans l’impossibilité de participer au prochain championnat d’Espagne, faute de pouvoir assumer les salaires extravagants de ses stars. Le club au 9 Ligue des Champions est sur le point de disparaitre. La maison blanche est en feu. As et Marca accusent Mourinho qui accuse lui le Barça qui accuse Pepe l’Antéchrist. La malédiction se propage.

Chapitre VI : L’invasion américaine

En Août, alors que le championnat d’Angleterre a déjà repris, le Liverpool FC annoncera que Lebron James, le basketteur américain déjà actionnaire minoritaire, a racheté l’ensemble des parts du club, et en devient ainsi pleinement propriétaire. Cette décision aurait pu être anecdotique sans le terrible plan de l’américain. Fatigué des critiques à son encontre subies dans son pays après une nouvelle défaite en finale NBA avec Miami, James a en effet décidé de faire de Liverpool la première franchise NBA outre-atlantique.

Anfield se transformera donc en quelques semaines en “The Chosen One Stadium”, la pelouse mythique, ayant vu Keegan, Dalglish et Rush faire rêver le peuple scouser, sera remplacée par du parquet flambant neuf et le Kop par des cheerleaders. James déclarera avec son arrogance caractéristique : “On va bien voir si je ne peux pas marquer l’histoire du basket…”. Cette crise d’ego parviendra au moins à effacer une part de l’histoire du football.

Chapitre VII : L’horreur londonienne

Ce mois d’août sera décidément noir puisque le 4ème membre du feu Big 4, Arsenal, se retrouvera lui au sein d’une affaire sordide. En effet, les restes de jeunes joueurs seront retrouvés à l’emplacement de l’ancien stade de Highbury. On retrouvera même dans le congélateur d’Arsène Wenger des échantillons de talents volés à Jérémie Aliadière et à d’autres jeunes joueurs moins connus, révélant un vaste trafic dont le français est un des cerveaux. L’affaire aura des répercussions énormes et les témoignages à charge se multiplieront.

Le plus marquant restera sans doute celui de Nicolas Anelka, l’enfant terrible du football français, avouant avoir subi diverses injections et opérations forcées du temps de son époque à Arsenal. ce traumatisme expliquant son départ précipité pour le Real Madrid et ses difficultés de communication. L’Equipe titrera “On le savait !”, RMC recrutera Christophe Hondelatte dans l’After Foot et Christian Jeanpierre, voulant profiter de la publicité liée aux Gunners, publiera dans l’indifférence générale : “Mon histoire d’amour inachevée avec Titi”. Le football franchira cette fois-ci une nouvelle ligne qu’il ne parviendra jamais à effacer.

Chapitre VIII : Le feu du ciel italien

Les terribles nouvelles s’enchaînant, il ne faudra pas longtemps pour voir l’Italie, pays pour le moment épargné, subir à son tour les foudres du destin. Tout le monde a encore en tête le mystérieux malaise ayant touché Antonio Cassano après un match à Rome en octobre 2011. Et bien ce cas va se multiplier au cours du mois de septembre, faisant chaque semaine de nouvelles victimes, et plaçant Marc-Vivien Foé au rang de détail de l’histoire. Pas moins de huit joueurs seront comme foudroyés et disparaîtront en quelques jours, parmi les plus connus : Ibrahimovic, Buffon, De Rossi, Hernanes, Lavezzi, Di Natale et Gilardino.

Un vent de panique soufflera sur le foot italien, les joueurs refusant de retourner sur les terrains de peur d’être à leur tour frappé par la malédiction. La Serie A sera paralysée et Daniel Bravo, complètement désorienté, troquera ses costumes trois pièces pour une large toge, se fera pousser barbe et cheveux et se promènera dans les rues invectivant la foule de ses prophéties fatales. Malheureusement pour lui, son mélange d’accent sudiste et italien lui enlèvera toute crédibilité. Mais le mal est fait.

Chapitre IX : La folie narcissique française

En France, la malédiction deviendra également le quotidien mais semblera plus toucher les présidents et dirigeants de clubs. Jean-Michel Aulas, fatigué et mauvais perdant face à l’hégémonie parisienne, dissoudra en effet l’OL et quittera le monde du football. Frappé d’une terrible maladie, Louis Nicollin perdra lui prêt de 30 kg sur le seul mois d’octobre et se mettra à parler comme Jean d’Ormesson. Mais l’événement le plus tragique sera sans aucun doute le décès de Margarita Louis-Dreyfus. De plus en plus sous l’influence de Vincent Labrune, la russe s’était petit à petit transformée en une sorte de Lolo Ferrari 2.0 suite à de nombreuses opérations de chirurgie esthétique. Suicide ou assassinat, la police n’arrivera pas à élucider le mystère mais Labrune, tel Eric Vigne, restera tout de même le suspect numéro 1 dans cette sombre histoire.

Dans le sillage de ce drame, le destin de l’OM sera confié à José Anigo qui commencera par licencier Didier Deschamps. Inspiré par la réussite de Leonardo au PSG, il adoptera petit à petit le style de communication du brésilien. Mais l’incompatibilité entre le caractère bouillant du marseillais et les courbettes de Leo, ajoutées à des décisions sportives aberrantes (prolongation de Gignac, signature de Marvin Martin pour 25 M€, vente de Loïc Rémy au club parisien), précipiteront la chute du club marseillais.

Les dirigeants d’Al-Jazeera, furieux devant la perte d’intérêt total du championnat de Ligue 1, dont ils diffusent une grande partie des matchs, prendront en otage Charles Biétry et réclameront l’intervention du gouvernement français pour redorer le football français. Frédéric Thiriez, sentant frémir ces moments qui font de certains hommes des héros de l’Histoire, se dévouera pour aller négocier directement au Qatar. L’opération sera un échec, l’avocat étant obligé de se raser la moustache avant d’être à son tour capturé. Le tout se terminera dans le sang avec l’attentat suicide d’un Darren Tullet au crâne rasé et possédé, qui criera avant de commettre l’irréparable aux caméras du monde entier sans accent british, signe de sa folie : “Canal est grand !”.

Chapitre X : La chute des derniers restes de beauté

Le mois de novembre sera le coup de grâce pour le football européen puisque ce sont les joyaux du football mondial, la sélection espagnole et le FC Barcelone, qui seront à leur tour concernés. Le toque pratiqué par ces équipes étant la dernière lueur d’espoir existante dans le marasme général, le choc de la révélation des scandales successifs les concernant finira par plonger l’ensemble des observateurs dans un pessimisme noir.

C’est tout d’abord Lionel Messi qui sera touché. Les hormones reçues par l’Argentin dans sa jeunesse ne feront d’un seul coup plus effet, rendant ainsi au triple Ballon d’Or sa corpulence naturelle, à savoir une taille plus proche de celle de Passe-Partout que de Maradona. Les spécialistes insisteront sur le fait qu’il ne s’agit pas ici d’un cas de dopage mais que la nature a tout simplement repris ses droits. Inutile de dire que la magie de l’Argentin s’envolera avec ses capacités d’accélération.

De dopage il en sera en revanche question au sein de la sélection espagnole. N’en déplaisent à Nadal ou à Contador, un vaste réseau de dopage organisé impliquant quelques-uns des joueurs importants de la Roja tels que Puyol, Iniesta et Xavi sera démantelé. Les espagnols auront beau crier au scandale, les deux titres remportés en 2008 et 2010 leur seront retirés. L’admiration et l’innocence feront place à la désolation et au silence. Les Guignols de l’Info seront réhabilités, tout comme Le Monde, et Yannick Noah assoiera définitivement sa place de personnalité préférée des français ajoutant la carte prophète à son jeu.

Mais les Blaugrana seront également au coeur d’une affaire encore plus grave. Après nouvelle lecture de l’autobiographie de feu Zlatan Ibrahimovic, des chercheurs découvriront que derrière les déclarations égocentriques du suédois se cachaient en fait de terribles révélations. C’est ainsi que l’on découvrira que la Masia était en fait une secte d’endoctrinement de jeunes cerveaux dans des corps bien faits.

Le but ? Promouvoir la force et la beauté de la culture catalane dans un dessein d’indépendance. Le rapport, rendu public, révélera également la réelle personnalité de Pep Guardiola qui, sous ses traits de gendre idéal, était en fait un gourou sans pitié, prenant possession des corps et des esprits de ses jeunes joueurs. Le mythe Barça s’effondrera et, avec lui, les derniers restes de beauté footballistique.

Chapitre XI : La danse finale

En décembre 2012, il n’y a donc plus que deux clubs restants, Manchester City et le PSG, qui multiplient les confrontations, sauvés par les fortunes du Moyen-Orient. Malgré les plus beaux effectifs de l’histoire – Rooney, Benzema et Ramos ayant rejoint les Citizens; Ronaldo, Neymar et Pato le PSG – l’absence de concurrence finira rapidement par lasser le public. Et comme dans une ultime explosion, dans un final étourdissant, le 21 décembre 2012, alors que se disputera un énième match en les deux équipes au Stade de France, l’édifice parisien s’effondrera de manière irrationnelle, ne faisant aucun survivant et engloutissant avec les lui les derniers vestiges du foot business.

La fin d’un cycle, le début d’un autre ? Le foot est mort, vive le foot.

SIR GUY

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