Décès du Vélodrome (1937 – 1996) : 16 ans déjà…

Décès du Vélodrome (1937 – 1996) : 16 ans déjà…

velodrome

velodrome

Dans l’histoire de L’OM, le 17 février est à marquer d’une pierre blanche. Cette pierre blanche tombe plutôt bien vu que des travaux de destruction et de rénovation s’avèrent être la cause principale de cet article.

1998 a vu la France organiser et remporter la Coupe du Monde. Pour ce faire, le pays doit évidemment rénover ses stades et le Vel fait évidemment partie du lot.

Le 17 février 1996, L’OM doit jouer un match décisif avant que son stade soit en partie détruit. Beau cadeau d’adieu sauf qu’à cette époque les phocéens purgent leur 2eme année de détention en D2 qui se ponctuera par une montée. Déjà que la situation était difficile à supporter, il fallait en plus dire adieu à un monument dans lequel nous avions vécus des moments fabuleux. Pour ma part, j’essayais quand même de positiver car nous allions disposer d’un stade doté d’une capacité supérieure (60 000 au lieu de 45 000 places précédemment). De ce fait, l’ambiance allait être encore plus chaude… Résultat la ville de Marseille nous a chié la plus grosse merde de son existence. Stade ouvert au 4 vents, une seule tribune couverte…Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. De toute façon c’est trop tard puisque le vélodrome de 1998 est à son tour en cours de rénovation. Espérons que cette fois c’est la bonne !!

Une victoire pour célébrer les obsèques

On joue pour le compte de la 28eme journée du championnat de super D2 qui à l’époque compte 22 équipes. L’OM et Caen doivent se livrer un combat presque décisif pour l’accession en D1. Avant la rencontre les marseillais sont à 2 points des caennais et Nancy est en embuscade pour le 3eme strapontin. Au final, ce tiercé n’évoluera pas.

C’est devant prés de 40 000 spectateurs que L’OM va disputer ce choc ce qui constitue un record pour cette division à l’époque. Les bleus et blanc l’emporteront 1-0 grâce à un but marqué d’entrée de jeu par Tony Cascarino évidemment !!

Pour le plaisir je vous redonne les compos. A noter que c’est Pascal Vahirua, figure emblématique de L’AJA dans les 90’s qui évolue en attaque côté normand et qui n’est autre que le cousin de Marama.

MARSEILLE

ALONZO, JAMBAY, GALTIER, MARQUET, HERNANDEZ, DIB, ECHOUAFNI, FERRER, DURAND, CASCARINO, LIBBRA (FERRERI 89′)

CAEN

BARRABE, LIEVRE, GLONEK, LEBOURGEOIS, SOMMEIL, DEDEBANT (DUBOSCQ 4-‘), RIVAL, GUERREIRO, PERON (LEMARCHAND 71’), VAHIRUA, PRIOU

Pour commémorer ce triste événement comme il se doit, j’ai retrouvé pour vous une petite pièce de collection. Il s’agit de la pancarte qui a été distribuée à l’entrée du stade et qui avait servi de base au tifo du jour. J’espère que les collectionneurs apprécieront.

Un stade clef de l’histoire de France…de Platini.

L’idée d’écrire cet article m’étant venue tardivement, je ne vais pas m’étaler sur tous mes souvenirs de supporter olympien dans ce vélodrome première version durant les années Tapie. Donc je vais évoquer l’équipe de France et cette fameuse demi finale de l’Euro 84 face au Portugal.

En tant que président du comité d’organisation de la CM 98, Platini avait décidé que l’équipe de France débuterait la compétition à Marseille face à l’Afrique du sud de Pierre Issa. Car pour Michèle, Marseille était la capitale du football français. Certes ce n’est pas un scoop qu’il avait lâché à l’époque mais il avait sans doute en tête cette folle rencontre face au Lusitaniens.

Alors qu’un fort mistral souffle aux alentours du Boulevard Michelet, Domergue ouvre le score sur un coup franc platinien. La France craque à l’aube du dernier quart d’heure et Jordao permet aux siens d’aller en prolongation. Ce même Jordao récidive en première période alors qu’il reste 20 minutes à jouer.

Je me souviens que dans sa VHS « les années Platini » sortie en 1999, quand il évoque cet instant, Michel déclare : « Les portugais ont oublié qu’on avait fait rentrer notre 12eme homme, le public marseillais ». Tactique payante puisque Domergue égalise à 6 minutes du terme. Enfin, Platoche évite à la France les tirs aux buts 2 ans après l’épisode traumatisant de Séville. Voici donc le but du 3-2.

Il est toujours bon de rappeler qu’avant d’être le mac de suceurs de stars hollywoodiennes entre 20h30 et 21h, Michel Denisot a aussi occupé la fonction de commentateur sportif.

C’est lors de cette rencontre que le vrai Vélodrome enregistre son record d’affluence : 54 848 spectateurs.

C’est dans cette configuration de stade que L’OM a écrit les plus belles pages de son histoire et je ne peux m’empêcher de le regretter encore aujourd’hui. Il y avait une vraie chaleur dans cette enceinte que nous n’avons jamais retrouvé entre 1998 et aujourd’hui.

Guy Truite

A lire aussi :

Galtier Héros Malgré Lui

Le Noël de l’OM

Joyeux anniversaire JPP

Publicités

7 réflexions au sujet de « Décès du Vélodrome (1937 – 1996) : 16 ans déjà… »

  1. Ping : Les infidèles – 11 type | Guy Truite

  2. Ping : 18 avril 1990 – Benfica-OM : Bien loin de la main de Dieu | Guy Truite

  3. Ping : Joyeux anniversaire à une forte tête : Bruno Germain | Guy Truite

  4. Ping : 12 septembre 2009 : Je me souviendrai toujours de cette victoire olympienne au Mans | Guy Truite

  5. Ping : L’OM à Bordeaux: parfois si prés, souvent trop loin. | Guy Truite

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s