Les coulisses du transfert raté de David Beckham au PSG

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Un jour à Paris.

Un jour du mois de novembre 2011 dans la capitale parisienne. Le journal « L’Equipe » l’annonce dans l’hexagone : une star internationale (pas l’argentin de Palerme là, un type qui a déjà trois gros clubs à son actif) va débarquer sur les Champs et foutre le bordel !

Ce jour-là, le monde s’emballe. Ce n’est pas rien, surtout au moment où, il faut le dire, le championnat de France fait de moins en moins rêver. Ce joueur est plus connu à l’extérieur du terrain qu’à l’intérieur. C’est une marque. La marque David Beckham.

Un jour au PSG

Le PSG de Kombouaré est en passe d’être champion d’automne, ce n’est pas rien. Mais le climat au Camp est Loges est pesant. Leonardo ne veut plus entendre parler de l’entraineur, il lui a fait comprendre que dans tous les cas, il le ferait descendre. Son successeur, il lui paye des déjeuners en cachette tous les mercredis midi dans un hôtel proche de la banlieue. En toute discrétion. Pour discuter on dira. Il ne lui annonce pas la couleur. Son cadeau de noël il se dit.

Un certain mercredi, Léo décide d’inviter une autre personne. Il s’agit de l’agent de Beck. Le type est un molosse. Tradition de l’anglais de Manchester. Un mec qui a un accent à te couper du jambon, un minimum de 120kgs et dure en affaire. David l’a depuis ses 16 ans, un pote à papa, et il est très satisfait.

Les discussions dureront quelques heures. Léo utilise les grands mots. Paris est magique. Victoria sera la reine de Paris. Paris ci, Paris ça. Le golgoth file. L’estomac plein. Il donne un coup de fil à son porte-monnaie.

Pour Léo, ce ne sera pas le renfort du siècle, même si on dira qu’il est toujours intéressant de mettre dans le groupe un joueur de son expérience. Le coup, il est médiatique. Tu payes un joueur de sa trempe pour faire mouiller les petites japonaises. Vendre un stock de maillots deux, voire trois fois plus important. Le rayonnement international que le club de Paris mérite.

L.A il est 7 heures du mat

David ne sait pas que son agent a filé dans la capitale française. Il ne sait rien. Son agent, qui a oublié que le décalage horaire est bien là, appelle son poulain et lui annonce la nouvelle. Encore un peu dans les vapes, le milieu de terrain ne réalise pas tout de suite. Il avance lentement dans sa maison de luxe de la côte ouest. Les enfants hurlent dans le salon devant un Disney.

Le mot de la fin – Beck se retrouve, en caleçon, à moitié endormi, planté devant sa piscine. Une piscine où il a fait poser des carreaux en forme de ballon de foot. Il fait beau. C’est calme. Il réalise que ça peut être son dernier moment de calme en californie.

Victoria est dans la cuisine. Enfin, elle est en train de se faire les ongles pendant que Conchita fait des œufs au plat. Beck lui demande de venir dans le salon. Ils se retrouvent dans un salon tellement classe qu’il va apparaître dans un film de gangsters prochainement. Le type est tellement fan de la trilogie des Sopranos qu’il s’est fait faire une réplique de cette série culte par un décorateur du cinoche.

Il lui annonce l’annonce. Victoria reste perplexe. Elle est contente pour lui mais se demande, au fond d’elle, si elle, aura pas du mal à quitter Conchita. Ses copines des magasins de Beverly Hills. Sa salle de gym qu’elle adore. Le marbre de son entrée.

Et puis elle y voit aussi une vie faite de paillettes. Les Champs quoi. Le style. Et puis on est pas loin de la maison, la famille, Eurostar. Ça demande quand-même une réflexion. Après, il y a les enfants. Aie. Ils sont petits. Le dernier petit gars à 7 ans quoi. Ils décident de ne pas leur en parler pour le moment. Quitte à leur dire quand c’est fait. Ça ne sent pas bon cette histoire.

Rêver de pluie à 25°C

Et ce n’est pas David qui fait des plans sur la comète. En tout cas pas tant. Un petit passage sur l’App Store pour chopper quelques films sur Paris. Un autre petit tour aussi sur Megavidéo (RIP) pour regarder Ratatouille. Penser au déménagement. Quitter la piscine, les voitures. Non, rien d’insurmontable.

Vicky, elle, va passer les deux semaines sur un petit nuage. Elle commence déjà à réserver des vêtements dans le Triangle d’Or. La classe. Des mails passent, mode « Retrait des achats au 1°janvier ». Elle se dit aussi que l’opportunité est trop bonne. Un magasin dans le quartier de la place Vendôme. Allez, soyons fous. Elle doit s’inclure dans la transaction. Petit coup de fil à Doha un jeudi après-midi. Un coup de blonde, les téléphones ne se décrochent pas. Normal, il est 4h du mat dans le golfe. Ça sera pour une autre fois.

Et soudain, la jeunesse s’en mêle

Quelques jours plus tard, le troisième de la smala suit une conversation qu’à sa mère avec une de ses copines californienne. Le genre de pouf blonde siliconée que tu rêverais de sauter. Stupeur, tremblement, il court vers ses frères pour annoncer qu’ils sont en passe de quitter le pays. Papa va jouer en France. Les vannes de frogs voltigent dans la pièce. A 10 ans, tu en à des blagues sur le français. Et puis surgissent les larmes, la tristesse. Le cadet pense a sa petite amie, fille d’une star de Hollywood, qu’il tente de pécho depuis quelques mois. Rêve envolé.

Le soir, c’est un triangle de petits garçons qui se présentent devant leurs parents. Décidés à ne pas se laisser faire. Il ne veulent pas partir. Les Beckham la jouent à l’anglaise : d’abord c’est pas les jeunes qui décident, ensuite, ce n’est pas encore sur et certain. S’en suivra la scène habituelle des câlins en mode « je veux pas aller à l’école ». Pfff, sales gosses.

La visite de l’appartement parisien

Victoria et David ne feront pas long feu à Paris. La scène se déroule à la fin du mois de novembre, en toute discrétion. Tellement discret que les gens se demandent comment ils ont pu venir de L.A. sans avoir de fuite. L’avantage d’être le future employé de musulmans, c’est qu’ils ne manquent pas de suite dans les idées. Du coup c’est en mode Ouzbek que le couple débarquera à Charles de Gaulle. Incognito.

Et c’est chez Century 21 que le couple fait son marché. Après un choix d’une dizaine d’appartements (le couple s’étant déjà un peu insultés sur un 200m2 sur la place Vendôme – Trop compliqué pour le Footix car entre le camp des loges et la place, c’est pas 5 minutes), le choix s’arrête sur un Quadruplex (un bâtiment quoi) près du métro La Muette.

La visite se déroule le lendemain de leur arrivée. Après quelques minutes, le couple est sur le charme, même si ce n’est vraiment pas a la mode UK, ce qui gène un peu l’épouse spicy. Ils rencontrent Eduardo, noble mexicain qui est maitre de maison dans cette demeure depuis une quinzaine d’années. Le type s’est fait confisquer son portable pour l’occasion, on le menace de ne pas dévoiler cette rencontre sous peine de poursuites. Le gars était prêt à lancer l’info sur son compte twitter.

Quelque-chose ne passe pas dans cette demeure. L’atmosphère y est pesante pour le couple. Victoria annonce la couleur. Il manque du soleil. Et oui, ça a beau être un appart proche du centenaire, avec le temps pourri parisien, ça calme. Imaginez ce qu’il se passe dans la tête du couple à ce moment précis. La maison sur Beverly Hills, le soleil 365 jours par an, la piscine. David a beau essayer de convaincre son amoureuse, qu’il a besoin de jouer dans un championnat plus important (enfin, des fois la ligue 1), il faut dire que Paris c’est beau, mais bon dieu que c’est déprimant.

Century 21 s’en mord les doigts. L’affaire du siècle pour eux. Les champs aussi se sont mis en ébullition, ce n’est pas un vulgaire touriste qui allait débarquer, c’est un parc d’attraction. La Vicky, elle aurait passé sa vie aux Champs…sa vie !

Le retour est mi-figue mi-raisin pour le couple, qui annonce aux enfants en panique que finalement, il n’y aura pas de Paris pour eux. Et qu’ils sont désolés de les avoir fait frissonner.

La boucle Ancelotti

Parce que dans un couple, on ne se dit pas tout. David n’aura pas mentionné à sa donzelle qu’il a faillit perdre au Poker s’il avait décidé de rallier la capitale française.

Un soir, il reçoit un appel d’un certain coach italien, lui aussi étant dans les négociations avec les riches. Il lui annonce une bonne nouvelle : il ne veut pas de lui. L’accent italo-anglais est fort, un peu trop d’ailleurs. David, croyant à une plaisanterie, raccroche illico. Rappel Léonardo qui lui dit qu’il a dû avoir un appel d’un journaliste voulant foutre la merde. Mais après le choix de rester, il se dit qu’il a bien eu le futur technicien parisien. Et qu’il allait cirer le banc, dans la pluie du Parc, et sans confiance.

Peu de temps après le non-transfert de David, le PSG annonce leur nouvel entraineur. Un nouvel entraineur content de garder la vedette. Car il faut se dire, un Italien ça n’aime pas se sentir moins important qu’un Anglais.

Nous verrons dans les prochains mois qui avait raison. En attendant, il est bien le Beck à L.A., au soleil, plein de thune, à marcher sur un terrain. Dans 2/3 ans, tu regretteras un peu de ne pas être dans un club plus fou en formation que les L.A Galaxy pour ton fiston. Moi, je le vois le fiston à ses 15 ans, insulter son père à la mode pré-pubère :

Fiston : « – Mais pourquoi, pourquoi tu ne t’es pas sacrifié pour moi !! »
Beck : « – J’ai pensé à nous, on ne pouvait pas quitter la Californie. Penses à tes petits frères. Je me suis sacrifié pour vous. »
Fiston « – Mon cul, regarde j’apprend rien dans ce club a deux francs. Je ne sais même pas tirer de coups francs, mais que vais-je devenir… »

Et s’en suivra deux/trois fugues. La chute dans la drogue. Les pseudos soirée de star. La rencontre avec Macaulay Culkin…Ou alors, une carrière de merde. Faut pas déconner, ça sent le frère de Rooney cette histoire, ça va finir en Ligue 4.

PIGUYSTE

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