MERCATO – Retour vers le futur en Angleterre

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L’info de ce début de mercato d’hiver n’est pas la venue d’Ancelotti au PSG mais bien le retour de la légende Thierry Henry à Londres. Certes, ce ne sera que pour deux mois. Certes, les exploits actuels de Robin van Persie font oublier quelques peu ces du plus gros melon de l’histoire du foot français. Voir un ancien revenir sur les lieux de ses exploits et de sa gloire passés est toujours un événement. Mais un peu comme un vieux groupe de rock se reformant le temps d’une tournée souvenir, cela a également quelque chose de pathétique. Les visages sont plus bouffis, les corps moins affûtés, le jeu plus hésitant. Et le résultat est souvent moins bon et terni les souvenirs émus que nous avions d’eux. Mais, comme lors de toute période de crise, le passé devient règle pour l’homme qui se tourne vers des temps anciens plus heureux pour trouver son salut.

Alors que j’en parlais avec les éminents membres de la rédaction de Guy Truite, ce bon vieux piguyste, jamais avare de conseils frappés du sceau du bon sens caractéristique des hommes de son rang, asséna un cinglant mais très juste : “Henry à Arsenal ? Et pourquoi pas Roy Keane à Manchester ?”. Et il n’avait pas complètement tort puisque le week-end dernier, c’est Paul Scholes qui sortait de sa retraite pour retrouver la pelouse et la boue de Premier League. Je me suis alors pris à rêver qu’un grand vent de nostalgie vintage sentant les années 90 et le début des années 2000 soufflait sur le royaume d’Angleterre et changeait le cours de la Premier League. Récit de ce voyage dans le temps avecles principaux transferts vituels de ce mercato d’hiver.

ARSENAL : Thierry Henry

Thierry Henry a donc revêtu à nouveau le maillot rouge et blanc d’Arsenal hier en Cup face à Leeds. Et en héros puisqu’il a marqué le seul but du match. Quatre ans et demi après son départ de Londres, le meilleur buteur de l’histoire du club revient donc pour une pige de deux mois dans son club de coeur. L’Emirates a remplacé le petit Higbury de l’époque, van Persie Bergkamp, Song Vieira et Gervinho Pirès mais Arsène Wenger est lui bien toujours là. Mais plusieurs questions se posent. Henry pourra-t’il jouer avec le hollandais ? Son impact sur le jeu des anglais va-t’il être aussi important que la statue qui l’honore depuis peu devant le stade d’Arsenal ? Va-t’il atteindre réussir à améliorer son propre record de buts marqués ? Mais surtout, est-ce qu’il n’aurait pas mieux fallu rappeler Tony Adams pour une formation accélérée à la défense made in UK pour messieurs Mertesacker, Koscielny et Djourou ?

Bilan : le goût des stats d’Henry depuis son passage aux sports US lui donnera la force de marquer 3 buts pour atteindre la barre des 230 buts toutes compétitions confondues grâce à un penalty et à une tête pour faire taire ses détracteurs en plus de sa spéciale enroulée du droit petit filet gauche face à Leeds.

ASTON VILLA : Dwight Yorke

Darren Bent étant toujours aussi instable, les Villans ont donc décidé de rappeler leur ancien buteur. Ayant porté les couleurs bleue et grenat entre 1989 et 1998, il déclarera lors de sa conférence de presse avoir accepté de revenir dans son premier club anglais pour effacer le souvenir de son départ pour United, au cours duquel un vrai bras de fer avait eu lieu entre Yorke et les dirigeants d’Aston Villa, mais aussi son passage dans le club ennemi Birmingham City en 2004-05.

Bilan : aucun but marqué en Premier League avec un impact quasi nul sur les résultats de son équipe. Marquera en revanche l’unique but d’Aston Villa face aux rivaux de Birmingham City lors du quatrième tour de la FA Cup. Son duo avec Emile Heskey sera une belle publicité pour le travail des seniors.

BLACKBURN : Alan Shearer

Club ayant offert le seul titre majeur au buteur anglais, les Rovers feront à nouveau appel au sens du but de Shearer pour se sortir de la mauvaise situation dans laquelle ils se trouvent en ce début d’année. Souhaitant également relancer sa carrière de coach, Shearer acceptera à la seule condition de devenir entraîneur-joueur, remplaçant ainsi le très contesté Steve Kean.

Bilan : le maintien pour Blackburn, 37 buts marqués en 2012 pour montrer à van Persie que ce n’est pas si compliqué et une sélection pour l’Euro avec l’Angleterre au cours de laquelle il marquera le but de la qualification en prolongation face à l’Allemagne en demi-finale.

CHELSEA : Dennis Wise

Membre du Crazy Gang de Wimbledon vainqueur de la Cup en 1988, Wise passera surtout toutes les années 90 avec le maillot de Chelsea. Recruté par Villas Boas pour que son milieu retrouve le goût du sang, il aura à charge de remplacer l’arnaque Obi Mikel, de compenser les blessures d’Essien et de redonner un coup de jeune à Lampard.

Bilan : en plus de raser la crête de Raul Meireles dès son arrivée au club, il participera activement à la quatrième place des Blues, adoubera Joey Barton au cours d’un derby Chelsea-QPR bouillant en le taclant sévèrement par derrière et réalisera la prophétie de Ferguson en provoquant une bagarre dans une maison vide.

LIVERPOOL : Steve McManaman

Le recrutement de Jordan Henderson étant un échec, Kennyt Dalglish décide de faire appel à une ancienne gloire de la Mersey en la personne de Steve McManamanamanamanamanaman. Le coach des Reds avouera avoir pensé à Robbie Fowler mais le duo avec Suarez sur le terrain risquait d’être trop explosif et celui avec Carroll trop imbibé.

Bilan : l’ailier démontrera qu’il n’a rien perdu de son talent en prouvant que le meilleur ailier droit anglais des 90’s ne joue pas aux Etats-Unis et qu’il est roux.

MANCHESTER CITY : Ali Benarbia

Voulant affiner sa tactique small ball avec Silva et Aguero, Mancini fera appel à l’ancien capitaine des Citizens au début des années 2000 pour remplacer la déception Samir Nasri. Un temps annoncé dans l’orgnigramme du PSG du fait de ses fonctions chez Al Jazeera Sport, il préférera finalement retrouver les terrains que de bosser avec Charles Biétry.

Bilan : le double champion de France pensait pouvoir former avec Aguero, Silva et Dzeko un quatuor aussi efficace qu’avec Wiltord, Micoud et Laslandes. Malheureusement pour lui et les Citizens, ce quatuor sera finalement aussi efficace que l’attalelage qu’il formait au PSG avec Laurent Robert, Okocha et Madar.

MANCHESTER UNITED : Paul Scholes

Anderson, Fletcher et Cleverley blessés, Carrick trop léger, Vidic out, Ferdinand trop vieux. Quand Ferguson fit le bilan en cette fin d’année, il décida de parer au plus pressé et, ne pouvant dépenser une fortune suite à l’élimination en Champion’s League, rappela le meilleur roux de l’histoire du foot anglais.

Bilan : à peine arrivé, Scholes comblera deux vides, au milieu et dans les vestiaires. Il multipliera les ouvertures et les transversales, marquera un but d’une grosse frappe à l’entrée de la surface et se fera expulser contre Liverpool. « Oui, c’est moi, Paul Scholes, non je n’ai pas changé… »

NEWCASTLE : David Ginola

Plutôt satisfait de ses Frenchies, Alan Pardew, l’entraîneur de Newcastle, fera appel au plus grand joueur français ayant porté les couleurs des Magpies afin de compléter sa collection : Stéphane Guivarc’h…euh non,, David Ginola. Plus bronzé et orange que jamais, sa mission est de former avec Ben Arfa et Obertan un trident offensif charger de gaver Demba Ba en ballons de buts.

Bilan : un teint hâlé malgré la rudesse du climat dans le Nord de l’Angleterre et quelques exploits, dont un but face au Liverpool de Kenny Dalglish, coach qui ne lui faisait plus confiance lors de son dernier passage à Newcastle.

QUEENS PARK RANGERS : Trevor Sinclair

Soucieux de trouver des solutions pour se sauver, les dirigeants de QPR rappèleront l’ailier anglais pour compenser le départ d’Abel Taarabt à Malaga. Et faire des concours de sprint à l’ancienne avec Shaun Wright-Philipps.

Bilan : pas de miracle, une relégation mais une bicyclette contre Wigan, pour montrer que son but face à Barnsley en 1997 n’était pas de la chance.

SUNDERLAND : Kevin Phillips

Qui de mieux qu’un ancien meilleur buteur de Premier League pour booster une équipe moyenne ? Buteur anglais pas excellence, celui qui avait marqué 30 buts pour sa première saison dans l’élite a pour mission de faire retrouver la lumière au Stadium of Light.

Bilan : à la lutte pour le titre de meilleur buteur de cette deuxième partie de saison avec Sherare, il s’inclinera finalement à 2 buts près. Le tout sous les yeux écarquillés des van Persie, Aguero, Rooney et autres Edin Dzeko.

TOTTENHAM : Darren Anderton

Ayant également approché Teedy Sheringham au cours ce mercato, Harry Redknapp priviligiera finalement le retour de l’ailier droit Darren Anderton pour ajouter encore plus de punch à son équipe qui n’en manque pourtant pas.

Bilan : joker de luxe d’Aaron Lennon, Anderton prouvera également que le temps rend l’homme meilleur en palliant les quelques absences de Bale ou van der Vaart. Fêtera également ses 40 ans par un but face à Manchester United le jour de son anniversaire.

WOLVERHAMPTON : Kevin Muscat

Un des joueurs le plus détesté de sa génération fit donc son retour sur dans le club où il passa 5 ans à la fin des années 90. Surnommé “Le boucher”, Muscat se fera de nouveaux amis après Bellamy, Dugarry ou Ian Wright au cours des 6 mois qu’il passera chez les Woves.

Bilan : un 13ème et 14ème carton rouge dans carrière, une nouvelle jambe cassée (celle de Dempsey de Fulham) et une baston d’anthologie avec Nigel de Jong. C’est Vinnie Jones qui a du être content.

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SIR GUY

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9 réflexions au sujet de « MERCATO – Retour vers le futur en Angleterre »

  1. Ping : Spécial mercato, les intox de Guy Truite (épisode 2) | Guy Truite

  2. Excellent cet article très décalé sur les grands ‘come-back’. Avec Thierry Henry et Paul Scholes, c’est une petite mode qui se remet au goût du jour (on pense notamment en 2006 avec le retour de Zidane par exemple en Équipe de France) !

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