Nancy-OM: Eviter le syndrome de la page blanche…

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Pour être franc et honnête avec vous, l’affiche qui se tiendra ce soir au stade Marcel Picot ne m’inspire pas grand chose sur le plan émotionnel. De mémoire, cette confrontation n’aura jamais marqué l’histoire de L’Olympique de Marseille. Il s’agit juste d’une rencontre banale où seuls les 3 points comptent. J’ai donc raclé les fonds de tiroir pour retrouver quelques anecdotes intéressantes au sujet de ce « sommet incontournable » de notre Ligain.

Novembre 98: Sauvés par le gong pour la première de Pancho Abardonado

En ce début de saison post coupe du monde, L’OM écrase tout sur son passage et seul Bordeaux arrive à suivre la cadence infernale imprimée par les joueurs de Roland Courbis. A l’automne, c’est en leader invaincu qu’ils se présentent chez leur adversaire du soir. Ils assument parfaitement leur statut en ouvrant le score dés la 10eme minute par l’intermédiaire de Florian Maurice. La première mi-temps est parfaitement gérée à tel point que Jocelyn Gourvennec double la mise juste avant que marseillais et nancéens regagnent les vestiaires. On s’apprête à passer une soirée des plus paisibles mais une ancienne légende Olympienne allait remettre l’ASNL dans la partie. A 36 ans passés, l’Irlandais Tony Cascarino prouvait qu’il était encore un redoutable chasseur de but. A moins de dix minutes du terme de la rencontre, Maurice s’offrait un doublé et redonnait de l’air à ses coéquipiers. C’est le moment que choisit le coach actuel de RMC pour lancer un jeune espoir Marseillais dans le grand bain deLa D1.

Jacques Abardonado, 20 ans fait ses premiers pas sous le maillot blanc…que dis-je, sous le maillot or. En effet, les bleus et blanc étaient vêtus ce soir là d’une tunique spécialement éditée pour le centenaire du club. Celle de Pancho avait particulièrement attiré mon attention puisqu’elle était frappée du numéro 33, numéro qui, à l’époque, était destiné aux joueurs stagiaires qui n’intégraient qu’occasionnellement l’effectif pro. Ce maillot avait également la particularité de ne pas être nominatif. Mais les Olympiens avaient trouvé la parade pour que ce pur produit de L’US Endoume-Catalans ne se sente pas lésé à ce niveau. Je ne sais qui eût la brillante idée d’inscrire son nom au feutre indélébile. Déjà que beaucoup ont eu du mal à prononcer son nom durant son passage à Marseille, imaginez l’angoisse qui a dû les envahir au moment de déchiffrer ce qui était inscrit dans le dos de cet espoir Marseillais…

Sa prestation ne marqua pas les esprits. C’est surtout le scénario de cette fin de match qui m’avait interpelé. Nancy réduisait le score à la 90eme sur une tête à bout portant de Soufiane Koné sur laquelle Porato ne pouvait rien. Il restait quelques minutes à jouer et les Lorrains obtinrent un dernier corner. Celui-ci fut renvoyé par la défense marseillaise, et au moment où l’arbitre siffle la fin du match, Samuel Wiart expédie une reprise de volée dans le petit filet de l’ex-époux d’Anne-Charlotte Pontabry, alias Cachou pour les intimes. Après plusieurs minutes de flottement, le but fut finalement refusé. L’OM s’en tirait bien.

Mai 2009: Une victoire au goût amer pour Laurent Bonnart

L’OM est à la lutte avec Bordeaux pour le titre. Les Girondins ont profité du faux pas des marseillais à domicile face à Lyon pour prendre les commandes du championnat avec 3 points d’avance. Il reste deux journées et l’équation est simple. Nous devons gagner à tout prix les matches restant en espérant que Bordeaux fasse un faux pas. Au final, la bande à Souleymane Diawara ne tremble pas et s’empare de la couronne hexagonale. Lors de cette 37 eme journée, les olympiens s’imposèrent sans forcer (2-1) grâce à des buts de Macaluso contre son camp et Brandao.

Malgré la joie qu’il a pu me procurer sur le moment, le premier but marseillais aura toujours pour son instigateur et pour moi même un goût amer. Après un une-deux avec Valbuena, Laurent Bonnart se retrouvait dans la surface, légèrement décalé sur la droite et décochait une frappe détournée par Macaluso qui trompait Damien Grégorini. Je m’insurge donc contre la LFP qui désigna le défenseur lorrain comme l’auteur de ce but alors que le tir du latéral olympien était au départ parfaitement cadré. A ce jour, Lolo, que j’affectionne particulièrement, et dont je regrette encore le départ malgré la montée en puissance de Fanni et les prestations prometteuses d’Azpi avant sa blessure, n’a toujours pas marqué le moindre but en Ligue 1!! Comme sa position ne lui en donne pas souvent l’opportunité, je trouve navrant que la commission des compétitions n’ait pas eu l’indulgence de lui rendre cette récompense qui lui appartient.

Yul Blanpied: Une vie dédiée à L’AS Nancy et à la trompette

Je voulais éviter le syndrome de la page blanche, c’est chose faite. Par contre je suis clairement confronté à un manque d’inspiration. C’est la raison pour laquelle, exceptionnellement, je me permets de parler musique et de vous retracer la carrière tumultueuse d’un musicien de talent, méconnu du grand public et fan de L’AS Nancy Lorraine, le charismatique Yul Blanpied.

Le petit Julien vit le jour en mai 1980 en Lorraine. A l’âge de 8 ans, ses parents tiennent absolument à ce qu’il pratique des activités culturelles et sportives afin qu’il développe au mieux son esprit et son corps. Dans un premier temps, on lui propose d’apprendre la clarinette car il est passionné par la roue de la fortune. Le raccourci est facile puisque Christian Morin, le présentateur de l’époque, maîtrise parfaitement l’instrument. Cela peut donc constituer une réelle source de motivation pour que Julien développe de réelles compétences dans le domaine. Malheureusement, la mayonnaise ne prit pas. Après quelques semaines infructueuses de cours, le jeune garçon avoue à ses parents qu’il est éperdument amoureux d’Annie Pujol, la Valérie Bégue du moment, et qu’il n’en n’a rien à foutre de la clarinette et encore moins de son animateur. Comme il veut absolument se démarquer des enfants qui l’entourent et qui optent en règle générale pour le piano ou la guitare, il choisit finalement la trompette.

Côté sport, on l’invite à s’inscrire au patinage artistique. Mais au bout de deux séances, Julien convoqua ses parents et leur fit une révélation pleine de bon sens qui démontra sa précocité et sa clairvoyance: « Maman, Papa. J’ai peur pour mon anus, je veux jouer au foot comme Platini ». Exécution, il chausse aussitôt les crampons et investit en parallèle les travées de Marcel Picot.

Malgré des années de galère, où son équipe fait souvent l’ascenseur entre la D1 et la D2, il reste fidèle au club de son coeur. Côté foot et musique, il s’investit à fond mais les résultats ne sont pas à la hauteur de ses espérances. Mais il persiste, il veut avant tout se faire plaisir. Tout semble aller pour le mieux. Mais le 17 mai 2008, sa vie bascule.

L’AS Nancy réalise une saison exceptionnelle, il est 3eme du championnat et est en passe de se qualifier pour le tour préliminaire de la ligue des Champions. Il faut tout simplement que l’OM, qui est un point derrière, ne s’impose pas. Malheureusement Nancy craque sur son terrain face à Rennes et Marseille s’impose face à Strasbourg. Ironie du sort, c’est Michael Pagis, ancien Olympien, qui donne la victoire aux bretons. Le rêve de Julien part en fumée, en une soirée, et il sombre dans une incommensurable dépression. Pendant 6 mois, il se nourrit uniquement de barquettes 3 chatons à la framboise et de malibu coco tout en regardant 8 fois par jours « La Boum 2 » avec le sulfureux Pierre Cosso.

Finalement, après moult efforts il a réussi à se relever. Aujourd’hui, il paraît être sur de bons rails. Niveau musique, il loue ses services de trompettiste à l’énergique groupe de ska-punk, P.O Box. Pour ce qui est du foot, il forme une redoutable paire d’attaquants avec le teigneux Roch Puech-Cathala, au sein de la team des M7, et font trembler à eux seuls tous les footballeurs amateurs d’IDF. Entre temps, il se gratte les couilles dans un musée d’art contemporain au fin fond du Val de Marne.

Voilà, je pense avoir rempli ma mission…j’ai tellement galéré que je n’ai même pas trouvé de vidéo à caractère footballistique pour illustrer cet article. On se quitte donc en musique avec le tube planétaire des P.O Box, « So Milgram Knew it ». Attention ça déménage!!!!

A bientôt les amis !

Guy Truite

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2 réflexions au sujet de « Nancy-OM: Eviter le syndrome de la page blanche… »

  1. j’aime beaucoup ce joueur que vous osez à peine citer : Roch Puech-Cathala

    Mais qu’est-il devenu après toutes ses années? Une blessure était me semble-t-il venue mettre un terme à sa carrière si prometteuse…quel dommage, c’était le préféré de Louis Nicollin si je ne m’abuse! En tout cas je vous remercie de ne pas l’avoir oublié, moi il restera toujours dans mon coeur! Quel buteur…

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