Le onze type des joueurs ayant des noms de ville

younes_kaboul

Les joueurs de foot ne sont pas réputés pour être des gens particulièrement cultivés. Néanmoins, s’il y a une discipline dans laquelle ils doivent être bons avec le temps, c’est bien la géographie. A force de faire des déplacements un peu partout, ils doivent sûrement bien maîtriser les villes et les pays…pour peu qu’ils jouent en coupe d’Europe et en équipe nationale, alors là c’est Trivial Pursuit ! En guise de clin d’oeil, voici un 11 spécial de joueurs qui, en plus de voyager, portent eux-même le nom d’une ville.

Flavio Roma  
Croyez-le ou non, le gardien est né dans la capitale italienne, et ne saurait donc mieux porter son nom. Mais malgré 12 années à jouer au pays de Laura Pausini, c’est pour son passage prolongé en Principauté de Monaco qu’il est le plus connu. 247 matches sur le Rocher, dont la saison glorieuse 2003-2004 où Flavio joua la finale de la Champion’s League sous les ordres de la Dech’. Lassé d’être devenu une capsule Nespresso, il a décidé de terminer sa carrière en douceur dans le club de Berlusconi. A croire qu’il aime les empires sur le déclin.

Gaël Clichy 
Le premier toulousain du 92. Né dans la ville rose et formé à Cannes, j’ai pourtant toujours cru qu’il était originaire de la banlieue parisienne. Vite parti faire carrière au pays du fish and chips (champion d’Angleterre à 19 ans avec Arsenal, plus jeune joueur sacré), il a remplacé Ashley Cole, s’est fait une place de titulaire indiscutable malgré un talent contesté, avant de filer à City…pour renouer avec le titre ? Quoi qu’il en soit, je prends les paris qu’il signera au PSG dans les 5 ans à venir. Sans doute une irremédiable attirance pour le 75.

Andreas Brehme 
Andy c’est toute ma jeunesse avec Guyguy Pop, à regarder la cassette vidéo de rétrospective de la Coupe du Monde 90, ses Roger Milla, Maradona, Toto Schillaci et autres Gary Lineker. Car oui, Andy a été l’homme le plus décisif de cette compétition, en marquant le but victorieux en finale contre l’Argentine à la 85ème minute. A l’époque, le vainqueur s’appelait encore la RFA et les défenseurs tiraient les penaltys en finale…symbolique !

Younes Kaboul 
Grâce à Renaud et Axelle Red, il a appris l’existence de Manhattan, et cette perspective lui a donné envie d’apprendre l’anglais. C’est pour ça qu’il a quitté la Bourgogne d’Emile Louis pour booster son parcours au royaume de Jack l’Eventreur (ambitieux le jeune). Popularisé par Laurent Blanc qui en a fait un bleu à suivre, sa carrière anglaise n’a pas pour autant encore vraiment explosé. Par ailleurs, sa situation géopolitique reste préoccupante.

Antonio Valencia
Equatorien d’origine, il s’est fait une place dans l’effectif de Sir Alex, même si on ne sait jamais trop à quel poste on va le voir évoluer. En bon latino-américain, Anto est un habitué des migations : tantôt arrière, tantôt milieu, tantôt ailier, il ne « Quito » pas pour autant l’aile droite, de peur que sa coupe de cheveux à la Nani ne change de sens. Saviez-vous qu’en Equateur se trouve la biodiversité la plus dense du globe ?

Abou Diaby 
Impossible de ne pas penser à la capitale des Emirats Arabes Unis. Littéralement « le père de la gazelle », le milieu français, c’est le mariage entre le prénom du singe d’Aladdin, le physique d’Alou Diarra, et le potentiel de Vieira. Lui aussi passé par le vivier auxerrois dans sa jeunesse, il a rejoint la pépinière Wenger depuis 2006. Mais il tarde à confirmer les espoirs placés en lui, surtout à cause des blessures à répétition qui l’éloignent des terrains.

Juan Sebastián Verón
Avant d’être un physique de membre de cartel colombien, Vérone c’était la ville des amants Roméo et Juliette. Comme quoi le bouc le plus célèbre d’Argentine cache sûrement un grand coeur. Un beau CV (Parme, Lazio, Man U, Chelsea, Inter), des titres en club, des rumeurs de dopage, et une belle et longue carrière en équipe nationale avec qui il a disputé la coupe du monde 2010 à 35 ans…Ne supportant pas de vieillir, il est reparti jouer au bercail chez les Estudiantes de la Plata (sa ville natale). Il se dit qu’il a kiffé la semaine d’intégration.

Gareth Bale 
Précis comme l’horlogerie suisse. Découvert l’an passé pour avoir enrhumé Maicon en Champion’s League (il paraît que le malheureux est encore sous Dolirhume), il est à coup sûr l’un des plus beaux pied gauche d’Europe, le Jérémy Morel du riche. Manque de bol pour son pays, il évolue presque au même poste que le seul autre gallois connu, la légende Giggs. On lui souhaite une carrière similaire.

Dion Dublin 
Un des rares mecs qui puisse se vanter d’avoir été dans sa carrière meilleur buteur du championnat anglais (en 98 avec Coventry) et de s’être reconverti en défenseur. Vous imaginez vous Brandao se réveiller un matin en se disant qu’il veut passer derrière (quoique, la dernière fois qu’on l’a vu en France c’était pour une histoire un peu comme ça…) ? Bref, une évolution atypique ! Passe ses journées à écouter U2, les Corrs et les Cranberries, ce qui a développé chez lui une certaine mélomanie. Il lui arrive désormais de jouer des percussions dans un groupe.

Dwight Yorke 
Le 2ème trinidadien le plus célèbre avec Ato Boldon. Il n’a sûrement jamais dû mettre les pieds dans sa ville anglaise éponyme, pourtant réputée – du haut de ses 200 000 habitants – pour avoir été the first York, avant la New. Avec sa gueule à jouer dans The Wire, Dwight a au sommet de sa gloire fait pleurer bien des gardiens avec son comparse Andy Cole. 1 but tous les 2 matches en moyenne, des stats qui en font rêver plus d’un. Mais ce n’était visiblement pas assez pour son entraîneur, qui l’a remplacé par Van Nistelrooy. Un coup dur.

André-Pierre Gignac 
Pour ceux qui l’ignorent, Gignac-la-Nerthe est une ville des Bouches-du-Rhône. 9 000 habitants, une mairie, une église, quelques commerces et un complexe sportif. Pas sûr qu’on y applaudisse les performances du tracteur martégal, né à quelques kilomètres de là. Du talent, Pierre-André (comme dirait Gravelaine) en a, sans quoi il n’aurait jamais marqué 24 buts lors de la saison 2008-2009. Mais les blessures physiques et mentales ont fragilisé l’attaquant, qui s’est réfugié dans les Kinder Délice. Espérons que sa famille (il serait soit-disant le cousin d’Abardonado et de Yohan Mollo) aide la gitan à passer cette mauvaise phase, et relancer une carrière un peu congelée (à suivre…).

Entraîneur : Abel Braga

HUGGUY LES BONS TUYAUX

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7 réflexions au sujet de « Le onze type des joueurs ayant des noms de ville »

  1. Ping : Joyeux anniversaire…Olivier Quint et Ryan Giggs | Guy Truite

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  3. et pour Gignac, tout simplement, il y a un gros bled dans l’Hérault qui s’appelle « Gignac » tout court! ça lui correspond encore plus! (juste à coté de Montpellier)

  4. Ping : Le onze type de la syllabe | Guy Truite

  5. Ping : Le Courrier des Lecteurs de Guy Truite – Episode 1 | Guy Truite

  6. Ping : 11 ans / 11 joueurs : Episode 3, l’AJ Auxerre | Guy Truite

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