Joyeux anniversaire…Guy Roux

Guy Roux dans la publicité pour les engrais Compo Floranid

Aujourd’hui, ce bon vieux Guy Roux fête ses 73 ans. Guy Roux, c’est l’entraîneur, la personnalité de foot français que j’ai l’impression d’avoir toujours connu et qui n’a jamais changé. Mais je ne vais pas revenir sur son incroyable longévité dans un club, l’AJA, qu’il aura repris en division d’honneur et qu’il aura mené jusqu’au titre de champion de France, tout ça dans la région d’Emile Louis. Je préfère vous parler de son incroyable carrière d’égérie publicitaire qui a rendu, bien avant les bleus de France 98, le foot tendance dans la publicité.

Avant qu’il ne crève le petit écran, Guy (quel beau prénom quand même !) s’était déjà essayé à la publicité. Entre 1987 et 1991, il va en effet poser pour des campagnes pour Uhlsport, les chaudière EDF et le caméscope Hitachi. Ce sont les premiers émois entre l’entraîneur au bonnet et le monde de la pub. Mais, ses succès en club et son image d’Harpagon moderne véhiculé par les Guignols de l’Infos vont lui donner une notoriété dont il va savoir tirer profit.

En 1996, premier sport télé et premier succès à l’écran. On y retrouve la bonhommie habituelle de Guy Roux, symbole du bon sens français, dans une pub pour les engrais Compo Floranid. Au-delà de l’aspect pratique de cette réclame, le toucher du gazon par la main ferme et douce de Guy Roux restera comme une des scènes les plus érotiques des années 90, au même titre que le cours de poterie de Demi Moore et feu Patrick Swayze dans « Ghost ».

Comme tout succès arrivant un peu trop vite, l’acteur Guy Roux mettra du temps avant de trouver un scénario à la hauteur de son talent. 2000 va être une année charnière pour lui. Il débute par deux spots pour les systèmes de sécurité Isogard. Si la campagne est un flop, cela permettra à Guy Roux d’empocher 90 000 € et de lui ouvrir de nouvelles portes.

Car tout s’enchaîne. L’opérateur Bouygues Telecom fait à nouveau appel à l’entraîneur auxerrois pour vendre son forfait Nomad. 90 000 € de plus pour lui mais surtout des retombées critiques et médiatiques bien supérieures à sa publicité précédente. Télérama souligne “la modernité de la réalisation confrontée à la réalité magnifiquement personnifiée par Guy Roux”, Première souligne la “force du message associée à une mécanique comique subtile portée par la finesse de jeu de Guy Roux”. Télé Loisirs va même jusqu’à faire un parallèle avec la saga Rocky voyant ici “une fresque épique sur la réussite sportive, narrant les souffrances et les privations nécessaires à un tel but, Guy Roux campant ici un Paulie version football extrêmement touchant ».

Sa carrière d’acteur s’emballe à partir de là puisqu’il n’enchaînera que des succès. Toujours en 2000, Guy Roux confirme sont statut de créateur de tendance en étant une des premières personnalités à tourner pour La Poste, bien avant que le cinéma français ne fasse main basse sur cette manne artistique et financière, dans laquelle il lancera avec magnificence le fameux  “Y’a pas écrit La Poste !”. Il fera de plus preuve d’une grande générosité en invitant son ami Roger Zabel (quelqu’un a de ses nouvelles ?) à venir partager la vedette avec lui.

En 2001, c’est le jackpot avec Citroën. Pour 120 000 euros, il tourne une quadrilogie pour la marque au chevron réalisée par Patrice Leconte, un spécialiste des sagas (Les Bronzés). C’est une fois de plus un succès commercial et critique. Guy Roux fait à ce moment-là définitivement parti du cercle fermé des acteurs bankables.

Après une apparition dans une pub Saint-Yorre aux côtés de JPP, il signe en 2002 son dernier grand succès avec la comédie populaire Cristaline. Son jeu comique tout en nuance réveille les souvenirs des monstres sacrés Louis de Funès ou encore Lino Ventura, le tout dans un physique faisant de plus en plus penser à un Jean Lefebvre bien portant. La France entière reprend ces mots que Michel Audiard n’aurait pas reniés : “Oh malheureux, doucement avec la Cristaline, elle est si bonne !”.

Mais, comme toute personne au sommet, le plus dur sera la chute. Après 8 ans d’absence du petit écran, Guy Roux donne son accord pour une publicité pour Cartridge Wolrd, un revendeur de cartouches d’imprimantes. Indigne de son talent. Pire, tel Mickey Rourke dans “The Wrestler”, il y avait quelque chose de pathétique à voir cet ancien sex-symbol de la publicité refuser de se retirer et être rabaissé à se déguiser et se travestir pour les besoins d’une vulgaire sous-production. J’ai même sérieusement réfléchi au débat sur l’euthanasie en voyant Guy Roux joueur l’ado avec une casquette à l’envers et un casque de walkman sur la tête, vous avez bien lu, de walkman…

Monsieur Guy Roux, malgré cette fin malheureuse, toute la rédaction vous souhaite quand même un très bon anniversaire ! Chapeau l’artiste !

SIR GUY

En cadeau bonus, sa pub avec JPP :

Retrouvez tous les anniversaires de « Guy Truite décrypte le foot » ici.

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5 réflexions au sujet de « Joyeux anniversaire…Guy Roux »

  1. trop moche de finir sur un tel echec… cartidge world, on est loin des compo floranid et compagnie. A 73 ans il a encore de belle année devant lui pour nous régaler à nouveau !

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