Rennes-OM : Du spectacle en perspective

En perdant face à Lille dimanche dernier, l’OM a laissé pas mal de plumes dans la course au titre. Comptablement, je persiste à dire que c’est encore jouable mais c’est surtout psychologiquement que cette défaite a été difficile à encaisser. En effet, un but encaissé en toute fin de rencontre et une équipe Lilloise qui techniquement a survolé la rencontre, ça ne peut pas faire plus mal aux olympiens. Ajouter à cela l’affaire Brandao (sur laquelle je refuse de m’étendre. Mon domaine de prédilection c’est le sport, pas les faits divers) et vous trouvez une équipe en bien mauvaise posture avant d’affronter le co-leader rennais. Quoi qu’il en soit la défaite est interdite.

Cette semaine je ne vais pas m’attarder sur l’actu car par le passé, les Rennes OM nous ont souvent offert un grand et beau spectacle. Au menu Fabrizio Ravanelli, Sévérino Lucas, Alexander Frei et en bonus track, Salma Hayek.

Octobre 1997 : premier match et premier but pour Ravanelli

A cette époque, le transfert de la star Italienne, champion d’Europe un an auparavant avec la Juventus de Turin, avait déchaîné les passions dans la cité phocéenne. Dès son arrivée en provenance de Middlesbourgh, les maillots frappés du numéro 11 se sont vendus comme des petits pains. Mais le plus surprenant, c’est que ce transfert correspond à une période de prospérité économique pour la corporation des coiffeurs et coloristes. Il faut savoir que bon nombre d’adolescents avaient décidé de se faire teindre les cheveux en gris pour ressembler au maximum au futur attaquant marseillais. Cette frénésie s’était déclenchée alors que Fabrizio n’avait pas encore joué le moindre match en France. L’Italien ne tarda pas à justifier son statut et le montant de son transfert (50 millions de francs) puisque pour sa première apparition en D1, il inscrivit un but au stade de la route de Lorient. Après avoir obtenu un pénalty, il décida de se faire justice lui-même mais Tony Heurtebis repoussa sa tentative. Mais en renard des surfaces qu’il est, Penna Bianca avait suivi pour glisser le ballon au fond. Avant lui Claude Makélélé avait ouvert la marque. L’OM l’emporta finalement 2-0 et Ravanelli signa 30 réalisations après celle-ci en un peu plus de deux saisons (NDLR : le but en question est à 3’26 mins sur la vidéo qui suit).

 

Eté 2000 : Bras de fer pour Sévérino Lucas

Lors de ce mercato, la cellule de recrutement de l’OM, emmenée par un duo de choc, Eric Di Méco et Marcel Dib s’active pour recruter une star au poste d’avant centre comme l’exigent chaque année les supporters olympiens. Ils ont déjà fait marcher la filière brésilienne en s’attachant les services d’un petit meneur de jeu nommé Adriano et qui l’on ne va pas hésiter à donner les clés du jeu malgré son jeune âge. Restait donc à enrôler le joueur qui allait recevoir les offrandes de la première grande recrue de l’année. Finalement, Eric et Marcel persistent sur le marché auriverde et n’hésitent pas à mettre 60 millions de francs sur la table pour faire venir un certain Sévérino Lucas, 21 ans et attaquant de l’Atlético Paranense. Personne ne le connaît mais tout Marseille est unanime. On entend des réflexions du type « Il est brésilien, si on a mis autant de monnaie c’est que c’est vraiment un monstre ».

Cette saison correspond à l’arrivée du Groupe Pinault à la tête du club rennais qui dépense sans compter,et surtout sans regarder, pour monter la meilleure équipe possible. Naturellement, juste avant que Lucas signe à l’OM, les dirigeants bretons mettent 120 millions de francs sur la table pour le capturer et le ramener en Bretagne. Sur le Vieux Port, les critiques vont bon train à l’encontre du staff olympien et tout particulièrement de Robert Louis Dreyfus. Nous sommes clairement passés à côté du joueur du troisième millénaire.

Au final Lucas a joué 3 saisons dans notre championnat et le SRFC a plus que rentabilisé ce lourd investissement : 72 matches disputés et 6 buts marqué soit un pion tous les 12 matches…Merci RLD de ne pas avoir surenchéri !!

 

De belles courses poursuite et un bourreau nommé Alexander Frei

Sur ces dernières années, deux confrontations Route de Lorient ont particulièrement retenu mon attention. Tout d’abord, celui de la saison 2003-2004 qui s’est joué au mois de mars. L’OM n’a plus grand-chose à jouer en championnat. Il est engagé dans une campagne européenne palpitante qui le mènera jusqu’en finale de la coupe UEFA et sur laquelle il a tout misé. Les Rennais se trouvent aussi en milieu de tableau. De ce fait, vu que l’enjeu n’était pas de taille, on pouvait s’attendre à un match ouvert et ce fut le cas. Les bretons l’emportèrent 4-3 au terme d’un scénario à rebondissement et grâce à un seul homme, Alexander Frei. Cet avant centre Suisse n’était pas doté de capacités techniques et physiques exceptionnelles mais il était toujours placé où il fallait dans les 18 mètres, un vrai chasseur de but. Ce soir là il signa les 4 buts de son équipe. Une performance suffisamment rare pour être soulignée et saluée.

Les deux clubs se retrouvent pour l’ouverture de l’exercice 2008-2009. Pape Diouf a mis les moyens pour renforcer son secteur offensif avec les arrivées de Baki Koné en provenance de Nice et Hatem Ben Arfa, ex-prodige lyonnais, que les supporters attendent comme le messie et qui ,avec ses qualités techniques largement au dessus de la moyenne, peut permettre à l’OM de passer un palier et de décrocher enfin le titre national.

Ce premier match restera comme le plus spectaculaire de l’année. Les deux équipes se quittent dos à dos sur le score incroyable de 4-4. Les Olympiens ont longtemps mené 3-1 et se sont fait rejoindre en fin de match avant de reprendre l’avantage dans les dernières secondes par l’intermédiaire de Grandin. Il reste quelques secondes à jouer et les phocéens ont miraculeusement trouvé le moyen de ne pas tenir la victoire !! Bruno Cheyrou permettait aux bretons d’arracher le match nul. Il y avait de quoi s’arracher les cheveux !! Les marseillais ont perdu ce soir là 2 points qui à l’issue de la saison se sont avérés très précieux car les bleus et blanc ont terminé second à seulement trois longueurs de Bordeaux.

 

Salma Hayek : Le rayon de soleil de la route de Lorient

Pour terminer, je ne peux m’empêcher de marcher quelque peu sur les plates bandes de mon piguyste et d’associer football et jolie fille. Depuis 2 ans, François Henri Pinault, patron du groupe PPR et donc principal actionnaire du stade rennais est marié à la très sexy Salma Hayek, actrice américaine d’origine mexicaine. Pourtant habituée à l’ambiance démesurée des tapis rouges et des soirées people, elle est devenue une supportrice assidue des rouges et noir comme l’a été Eva Longoria avec les Spurs de Tony Parker. On l’a effectivement aperçu plusieurs fois au stade de la Route de Lorient, loin du luxe Hollywoodien. Messieurs, il ne faut pas se voiler la face. Epouser une bombe atomique et la faire devenir fan de notre équipe favorite, ce n’est pas près de nous arriver…Chapeau M. Pinault !!

Pour terminer, je vais vous demander un petit pronostic. S’il y avait eu un avant centre brésilien au style de jeu scandinave dans l’ascenseur, aurait-il ou pas touché ou pas Mme Pinault ?

Guy Truite

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